Dès l’atterrissage, sur la piste de Funchal prolongée sur la mer, on comprend la place des montagnes, grandioses et escarpées, qui culminent à 1 862 mètres, des vallées profondes et des falaises abruptes. Par exemple près de Funchal, sur la falaise ocre roux de Cabo Girao, une plate-forme de verre (skywalk) a été installée à 580 m (près de 2 fois la hauteur de la tour Eiffel). En précipice, tout en bas, des petits jardins cultivés au ras de l’eau. Sensibles au vertige s’abstenir ! Côté mer, le bleu tranche avec les plages de sable noir. Tout en haut, des dentelles de crêtes, rocs et de pics dénudés et venteux se découpent sur des bourgeonnements de nuages. Entre les deux, des milliers de terrasses de cultures verdoyantes puis des routes qui escaladent des vallées couvertes d’eucalyptus, lauriers, bruyères ou pins. Tout au fond, des villages minuscules comme Curral das Freiras (vallée des nonnes) coincé entre des parois gigantesques ou Faja das Galhinas accroché sur un flanc et que le guide appelle le « Machu Picchu ». Des scènes impressionnantes partout jusqu’à la pointe déchiquetée de São Lourenço à l’est.