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Universités et entreprises : des synergies à développer

Géopolitique, tourisme durable, nouvelles technologies… Les nouvelles pistes de la recherche en tourisme rejoignent les préoccupations des professionnels.

L’industrie du tourisme est constituée d’une majorité de TPE et de PME, qui s’investissent peu dans la recherche. Parallèlement, les études universitaires en tourisme souffrent d’un manque de légitimité. Universitaires et professionnels ont pourtant beaucoup à gagner à travailler ensemble. En témoignent les sujets de recherche émergents mis en avant lors du premier colloque de l’Association Tourisme Recherche et Enseignement Supérieur (AsTRES), le 23 mai : géopolitique et tourisme, nouvelles technologies, tourisme responsable, congrès…

Dans de nombreux domaines, l’expertise des universitaires est demandée. Les stations de montagne s’appuient aujourd’hui sur une étude proposant des solutions pour s’adapter au changement climatique. D’autres rapports, sur le potentiel du tourisme sportif et de nature, ont servi de support aux collectivités pour construire leurs stratégies. « Nous avons travaillé avec le département des Landes sur la création d’une filière affaires », explique ainsi Sébastien Rayssac, responsable du Master Management des industries du tourisme et de l’hôtellerie à Toulouse. Autre exemple, l’Association pour un Tourisme Équitable et Solidaire (ATES) travaille en partenariat avec une chercheuse liée à l’Université de Versailles. Son objectif : étudier la pertinence des critères et des modalités de contrôle de sa charte.

Les entreprises participent aux travaux des universitaires via les contrats de recherche, ou en fournissant des intervenants lors des cours. Mais elles pourraient être associées aux réflexions plus en amont. « Nous avons été contactés par un porteur de projet à la réunion sur une offre de voyage thématisée sur le patrimoine alimentaire. Après un an de travail, nous avons proposé un cahier des charges », témoigne Sébastien Rayssac. Quelques grands groupes, comme Disneyland Paris, ont bien mis en place des partenariats afin d’orienter les travaux universitaires vers leurs problématiques. Mais l’essentiel des PME et des TPE ne bénéficient pas des avancées de la recherche. En 2009, l’Institut Français du Tourisme (IFT) avait identifié plusieurs possibilités de rapprochement entre les deux mondes, comme la création de réseaux de petites entreprises ou le renforcement des liens entre le milieu universitaire et les associations de métiers ou organismes professionnels. Mais ces voies ont pour le moment abouti à une impasse.

Les partenariats existent, mais restent rares

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