Les Vingt-Sept se sont mis d'accord vendredi pour coordonner leurs mesures afin de faciliter les voyages dans
l'Union européenne cet été avec l'adoption du certificat Covid, mais prévoient notamment la possibilité de réintroduire des restrictions en cas d'émergence d'un variant. La Commission s'est réjouie de l'approbation de cette recommandation - décision dont l'application n'a toutefois pas de caractère contraignant - dont elle est à l'origine. "Nous pouvons être confiants sur le fait qu'avec ces mesures actualisées et le certificat numérique Covid de l'UE, les Européens vont pouvoir profiter de vacances d'été en sécurité avec des restrictions qui, quand elles existent, ne seront que limitées", a déclaré un porte-parole de l'exécutif européen, Christian Wigand. Le point sur ce qu'il faut retenir.
"Un frein d’urgence" en cas de variant
Normalement, la mise en service du certificat Covid, au plus tard le 1er juillet, doit marquer la fin des mesures des restrictions de voyages les plus contraignantes au sein de l’UE. Mais vendredi, les Vingt-Sept ont acté la possibilité de réintroduire certaines restrictions de voyages, notamment en cas de variant. Le sujet est depuis le début au cœur des négociations autour du certificat sanitaire. Les Etats membres qui le souhaitent pourront ainsi activer 'un frein d’urgence' "lorsque la situation épidémiologique dans une région d'un État membre ou dans un État membre se détériore rapidement, notamment en raison d'une prévalence élevée de variants." Dans ce cas de figure, "de façon exceptionnelle et temporaire", des tests de dépistage ou des quarantaines peuvent être imposés par le pays de destination, même aux titulaires de certificats Covid. Il faudra donc continuer de suivre la situation de près avant tout voyage, d’autant qu’à l’heure actuelle, le variant indien inquiète particulièrement.

