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Varna

Le port d’attache

Varna, la Nice de la Riviera bulgare ? La bruyante et disgracieuse capitale régionale a plutôt des airs de Marseille-la-rebelle. Varna est un curieux mélange d’urbanisme déglingué, de cité historique au patrimoine protégé, de village cosmopolite à la croisée des chemins des vacanciers. Etirée entre collines et mer comme la cité phocéenne, la troisième ville du pays condense tous les excès et tous les charmes de la mer Noire. A l’atterrissage, on se croit d’abord en rase campagne avec, derrière le hublot, un spectacle de champs gentiment vallonnés. Mais il fallait bien plus qu’un horizon vert pour attirer sur cette côte la nomenklatura tchèque, hongroise et russe. Au cours de la balade, on découvre un centre-ville joli comme un coeur, des façades colorées protégées par des rideaux de platanes, des rues zigzagantes, à arpenter après les concerts en plein air du Varna Summer festival (qui berce de musique classique les soirées de juillet). Mais aussi des vestiges romains, un musée archéologique étonnant et l’imposante cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, aux formes aussi généreuses que les rondeurs maternelles d’une babouchka. Enfin, des plages blanches ourlées de forêts feuillues filent à perte de vue. On quitte Varna par l’Est pour découvrir Vinista, QG des Gagaouses (des chrétiens parlant turc). A moins de préférer l’Ouest, voir l’étonnante forêt pétrifiée de Pobite Kamani (pierres enfoncées), où des colonnes sculptées de fossiles se dressent comme des chênes vers le ciel…

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