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Un trio remplace Denis Hennequin à la tête d’Accor

Le PDG du groupe Accor Denis Hennequin a été débarqué lors d'un conseil d'administration, tout comme son prédécesseur Gilles Pélisson l'avait été fin 2010.

L'histoire s'est répétée mardi chez Accor : le PDG du groupe hôtelier Denis Hennequin a été débarqué à l'occasion d'un conseil d'administration, tout comme son prédécesseur Gilles Pélisson l'avait été, sous la pression des actionnaires Eurazeo et Colony Capital.

L’ancien patron de McDonald's en Europe, âgé de 54 ans, a été poussé sans ménagement vers la sortie à deux jours de l'assemblée générale annuelle, alors que les résultats d'Accor ont été décevants au premier trimestre, rappelle l’AFP. Il sera remplacé par un trio "de transition" composé de l'ex-banquier Philippe Citerne, le patron de Colony Capital Sébastien Bazin et le directeur général délégué Yann Caillère, qui deviennent respectivement président non exécutif, vice-président et directeur général, a annoncé Accor.

"La situation du groupe a fait l'objet durant cette réunion d'un diagnostic partagé par tous les administrateurs : la stratégie suivie est la bonne et restera inchangée". Mais face à la concurrence, Accor a besoin "d'accélérer le rythme de mise en oeuvre de cette stratégie", a expliqué le groupe dans un communiqué.

Accélérer la cession d’hôtels

Le Conseil d'administration, dominé par les deux sociétés d'investissement Eurazeo et Colony, a demandé que "les énergies et les ressources soient en priorité allouées à la transformation du modèle de Accor". En d'autres termes, à l'accélération de la vente des murs des hôtels du groupe. "Le Conseil a pris acte des réserves de Denis Hennequin et a donc mis fin à son mandat à l'unanimité" avec effet immédiat, ajoute le groupe.

Après avoir affiché une perte nette de 599 millions d'euros en 2012, Accor a vu ses ventes reculer de 1,2% au premier trimestre.

Denis Hennequin était arrivé à la tête d'Accor il y a un peu plus de deux ans, en remplacement de Gilles Pélisson. Il a mis en oeuvre une stratégie de cession d'actifs jugée trop lente, et un plan de départs "trop généreux". Mais il paie aussi la mollesse du cours de Bourse.

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