C’est sans surprise une mauvaise saison d’hiver qu’ont connu dans leur ensemble les TO du Ceto. Au cours du premier semestre de l’exercice en cours (1er novembre 2012-30 avril 2013), ils ont généré un volume d’affaires de 2,12 milliards d’euros, en retrait de 6,9%, pour un total de 2,62 millions de clients, soit une chute de 11% par rapport à la même saison de l’exercice précédent à périmètre comparable.
"C’est un recul encore plus fort que lors de notre pire saison de 2008-2009", reconnaît René-Marc Chikli, le président de l’association de tour-opérateurs, qui invoque un contexte toujours difficile compte tenu des conditions socio-économiques pesant sur la consommation en France et de la situation sur certaines destinations clef.
Les voyages à forfaits en baisse de 11,9%
Mais il apporte aussi une vraie nuance à ces mauvais chiffres. "Ils étaient attendus, car ils sont la conséquence d’une politique de management de l’offre choisie par les TO, qui a consisté à réduire les stocks pour éviter d’être en surcapacité, vendre au prix le plus proche des tarifs catalogues et donc protéger les marges." A l’appui, il cite l’évolution de la recette unitaire, qui s’affiche en hausse de 4,6%, à 810 €.
Par ligne d’activité, le trafic des voyages à forfait, avec près d’1,52 million de passagers, enregistre une baisse de -11,9%. La recette unitaire moyenne sur ce segment s’est établie à 1 105 €, en hausse de +5,3%, générant ainsi un volume d’affaires de 1,68 milliard d’euros (-7,2%).
Le trafic des vols secs, avec 1,11 million de passagers, enregistre "pour la première fois" une baisse, de -9,7%, avec un panier moyen à 405 € (+4,4%) pour un volume d’affaires de 448 M€ (-5,7%).
Le long-courrier en fort recul
Par destination, le long-courrier s’est avéré particulièrement décevant, en baisse de 7,5% en CA et de 13,5% en nombre de passagers sur l’hiver. Le trafic sur plusieurs des plus grandes destinations historiques de la saison hivernale, comme les Antilles françaises (-17%) et la République Dominicaine (-27%), "affiche une évolution négative dans un contexte marqué par une importante réduction des capacités aériennes".
Mais là encore, la recette unitaire est en hausse, de 7%. "Sur le cas particulier de la Rép Dom, la baisse du trafic reste inférieure à la baisse des stocks aériens, qui étaient de l’ordre de 35%, nuance à son tour Patrice Caradec, le président de Transat France. Au final, on est très content de l’hiver sur cette destination car les prix moyens ont largement progressé, de 10% environ."
La France arrive toujours en première position des destinations dans les voyages à forfait, avec un total de 325 464 clients (-14,5%) sur la saison hiver. Le moyen-courrier s’affiche de son côté à -9,2% en nombre de pax et -5,6% en volume d’affaires, mais avec une recette unitaire à +3,9%. Le Maroc tire son épingle du jeu, en affichant une progression de +7%, tandis que la Tunisie recule encore (-33%), tout comme l’Egypte (-46%).
