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Uber veut investir un milliard de dollars en Chine

L’entreprise de VTC prévoit d’injecter plus d’un milliard de dollars sur le marché chinois. L'Empire du milieu est ainsi en passe de devenir son premier marché, devant les Etats-Unis.

Uber poursuit à vive allure sa conquête de la Chine. L'américain entend y investir, en 2015, plus d'un milliard de dollars, selon un courrier interne diffusé par la presse, et ce malgré des obstacles réglementaires et une vive concurrence locale.

Un million de trajets par jour

Le numéro un mondial de la mise en relation avec des voitures de transport avec chauffeur (VTC) fait ainsi de la Chine "son marché prioritaire", a affirmé son directeur général Travis Kalanick dans un mémo destiné aux investisseurs. Contacté par l'AFP, Uber s'est refusé à tout commentaire, sans démentir l'authenticité du document.

Sur les dix métropoles mondiales les plus actives pour Uber, quatre se trouvent en Chine. A ce rythme-là, la Chine devrait "très probablement" surpasser les Etats-Unis comme premier marché d'Uber d'ici la fin de l'année, prédit la société. "Nos chauffeurs effectuent actuellement près d'un million de trajets quotidiens", se félicitait Travis Kalanick.

Une concurrence sévère

Mais le service de VTC, qui a démarré en Chine en février 2014, doit composer avec la rivalité aiguisée de Didi Kuaidi Dache. Cette application de réservation de taxis sur smartphone, soutenue par les géants de l'internet Tencent et Alibaba, a opportunément lancé ses propres services de mise en relation avec des chauffeurs particuliers.

Pour autant, Uber assure contrôler désormais près de 50% du marché chinois des réservations pour des véhicules particuliers (non taxis). Il dispose d'un précieux allié : Baidu, le puissant moteur de recherche chinois, avait annoncé en décembre un "investissement stratégique" dans la firme américaine.

Uber n'en rencontre pas moins en Chine, comme dans nombre de pays occidentaux et asiatiques, une farouche opposition des chauffeurs de taxis et de fortes complications administratives. Des perquisitions de ses bureaux ont ainsi été menées ces deux derniers mois par des autorités municipales à Chengdu et à Canton.

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