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Tourisme numérique : les défis de la réalité augmentée

A l’heure où les Google Glass pointent le bout de leur nez, la réalité augmentée revient en force dans l’actualité. C’est l’un des thèmes abordés lors du Forum du tourisme numérique.

La société Biplan prépare une application qui fera revivre le débarquement des alliés sur les plages françaises. "Nous pourrons voir les Canadiens dans l’eau, en 3D, au large d’Arromanches", a expliqué Lionel Guillaume, directeur de l'innovation de l’agence vidéo Biplan, à l’issue d’un atelier sur la réalité augmentée organisé dans le cadre du Forum numérique de Deauville (25 et 26 mars).

Des contenus ad hoc

La réalité augmentée permet à un mobinaute ou à un tablonaute de revivre in situ une période historique avec des personnages d’époque ou un guide virtuel, mais aussi de montrer un monument à son âge de gloire. Il est ainsi possible de découvrir, comme une vue de l’esprit, le mur de Berlin ou le Colisée en entier, par superposition d’images. L’abbaye  de Cluny l’a mise en place : le visiteur oriente l’écran vers le monument, et observe les vestiges resitués. C’est une façon de faire revivre le patrimoine.

S’agissant des reconstitutions historiques, il est souvent nécessaire de faire appel à des documents d’archives et de les compléter par des recherches. "La réalité augmentée va devenir très présente dans notre quotidien, a martelé Stéphane Singier, conseiller études et Grand Paris digital, du pôle de compétitivité Cap Digital, lors du forum de Deauville. Il faut dès à présent penser aux contenus culturels et patrimoniaux qui pourront ainsi être valorisés".

Un budget à géométrie variable

La technologie insère des images de synthèse sur les images du monde réel. "Vous créez un monde artificiel, dans lequel vous pourrez vous mouvoir, a précisé Lionel Guillaume. Afin de créer cette immersion, il faut réunir des données, puis faire de la modélisation 3D. Parfois, les recherches peuvent être compliquées". Le budget augmente en conséquence. Pour le château-fort de Cherbourg, le budget s'est élevé à environ 100 000 euros, étude archéologique incluse, précise-t-il. Par ailleurs, il a fallu rassurer les guides du site, inquiets quant à leur rôle futur.

Les investissements sont moindres, et la réalisation facilitée avec la "fausse réalité augmentée", sans appel à la caméra du smartphone, mais toujours avec géolocalisation du mobinaute/tablonaute. "Une caméra filme à 360°, indique Vincent Burgevin, fondateur de la jeune société OnSpot. Le graphiste prend ces images et intègre éventuellement des effets spéciaux comme une explosion depuis son ordinateur". Reste au consommateur le soin de se poster là où le film a été réalisé, pour être immergé dans le passé ou le futur. Le budget sera de 10 000€ à 30 000€ pour 3 minutes de film, ajoute Vincent Burgevin.

L'avant nef de l'abbaye de Cluny en réalité augmentée :

 

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