Retrouvez l'actualité du Tourisme pour les professionnels du secteur tourisme avec l'Echo Touristique : agences de voyages, GDS, prestataires spécialisés, voyagistes

Top Resa veut oublier la crise

« Malgré la morosité, les marques ont répondu « présentes ». Côté voyagistes, TUI crée l’événement. L’office de tourisme de Paris est présent pour la première fois. Mais trois compagnies aériennes américaines manquent à l’appel. Les fêtes n’éloignent pas la professionnalisation du rendez-vous. »

Trois jours à Deauville. Ce n’est sans doute pas de trop pour que les professionnels du tourisme, éprouvés par la plus difficile année de leur histoire, tentent de tourner la page. Une thérapie de groupe que tout le monde attend avec impatience, comme un exorcisme, et qui fait de ce 25e Top Resa une édition à part. Malgré les difficultés, nous avons autant de marques présentes que l’an dernier, soit 1 272. On constate une émulation nouvelle, se réjouit Brigitte Chanial, la directrice générale du salon.

Une fois encore, les tour-opérateurs (23 % des exposants) dynamisent la manifestation. Avec bien évidemment l’arrivée du Club Méditerranée, qui fait stand commun avec Jet tours. Ensemble, ils dévoilent une nouvelle signature : La destination préférée des Français. Il est vrai que les deux entreprises font voyager chaque année un million de nos compatriotes.

C’est toutefois TUI France qui crée l’événement (voir aussi p. 26). Outre un stand de 150 m2 (le double de Fram ou de Kuoni), le nouveau voyagiste propose, entre autres, une folle soirée (voir encadré). Profitant de son passage sous enseigne Thomas Cook, l’ex-Havas Voyages double pour sa part sa surface dans le village des distributeurs, à l’entrée du salon. Le réseau y reçoit ses salariés et franchisés, mais aussi ses fournisseurs.

Une vingtaine de ministres pour vanter les charmes de leur pays

Brigitte Chanial se refuse néanmoins à placer cette édition sous le signe du débarquement des Allemands à Deauville. Depuis deux ou trois ans, les tour-opérateurs sont très dynamiques. Nous les avons incités à organiser des rendez-vous professionnels en amont, à développer des actions marketing. Cela donne de bons résultats. Le Bistrot des cocotiers, proposé par Fram, est par exemple un réel succès, explique-t-elle. Mais fera-t-il le poids cette année face au restaurant sur le thème de Cuba que propose Vacances Air Transat et surtout celui de TUI, qui est gratuit ?

Les offices de tourisme, avec l’arrivée en force de Paris, constituent l’autre point fort. Impossible de rater la Tunisie, l’Italie, le Maroc, le Brésil, la République dominicaine, l’Espagne, la Thaïlande, la Jordanie ou l’Egypte. Et, preuve du l’importance que prend le salon, une vingtaine de ministres du monde entier sont annoncés cette année pour vanter les charmes de leur pays.

En revanche, si beaucoup de compagnies aériennes ont fait le déplacement en Normandie (15 % des exposants), la plupart sont cantonnées dans des petits stands hébergés par l’office de tourisme de leur pays. Air France (avec ses partenaires de SkyTeam) fait bien évidemment exception et profite du salon pour dévoiler ses nouveaux services en classe affaires. A signaler aussi le retour de British Airways et Singapore Airlines, ou l’arrivée des jeunes compagnies, comme Air Atlantique ou Air Bourbon. Alors que manquent à l’appel trois majors américaines : American Airlines, United Airlines et Continental.

Cette professionnalisation est reconnue par chacun, même si le soir, les fêtes sont toujours aussi nombreuses. Ainsi, la journée du jeudi 25 septembre est plutôt réservée aux patrons, le vendredi est mixte, alors que le samedi est plus particulièrement destiné à accueillir les agents de voyages. Pour ne pas mélanger les genres, Jet tours a d’ailleurs loué une loge pour accueillir ses fournisseurs, réservant son stand aux seuls agents de voyages.

Des mesures pour que le salon redevienne celui des vendeurs

Philippe Sangouard, directeur général d’Euro Pauli et président du Snav Ile-de-France, déplore néanmoins que le salon ne soit plus celui des vendeurs. Sans doute parce qu’on les décourage à venir. Ils sont mal logés, parfois loin de Deauville. Il faudrait que les meilleures chambres leur soient réservées. Je suis d’accord pour aller dormir à Blonville. Mais je n’ai pas l’impression que mes confrères soient prêts à renoncer à leurs habitudes.

Pourtant, la fréquentation est bien répartie, avec 34 % des visiteurs le jeudi, 37 % le vendredi et 29 % le samedi. Nous avons incité les exposants à multiplier les animations à l’intention des agences le samedi et nous leur avons demandé un engagement moral pour qu’ils restent jusqu’à 18 heures, nuance Brigitte Chanial. Conscients toutefois du problème (des exposants avaient commencé à plier bagage dès le samedi après-midi l’an dernier), les organisateurs ont pris des mesures.

Des enquêtes sur le terrain ont été réalisées auprès des agents de voyages pour identifier leurs besoins. Ce qui a abouti à la mise en place cette année de vols spéciaux depuis Toulouse, Saint-Etienne, Nantes, La Rochelle (avec Air Atlantique) le samedi 27, ou de Marseille (Axis Airways) le jeudi 25. Sans oublier les gratuités accordées par Air France et les trains spéciaux au départ de Paris-Saint-Lazare. Quant à la gestion des chambres d’hôtels, elle devrait s’améliorer l’année prochaine avec l’ouverture de nouveaux établissements à Deauville. Pour l’heure, 14 000 agents de voyages sont attendus ce week-end, soucieux de travailler, mais aussi de tirer un trait définitif sur une année morose.

%%HORSTEXTE:1%%%%HORSTEXTE:2%%%%HORSTEXTE:3%%

- Publicité -

Laisser votre commentaire (qui sera publié après modération)

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Dans la même rubrique
Eventiz from Travelsoft