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SNCM : les salariés votent la fin de la grève

Les salariés de la compagnie maritime ont décidé jeudi à l'unanimité, lors d'une assemblée générale à Marseille, de mettre un terme au mouvement entamé le 1er janvier, au lendemain d'une réunion jugée "constructive" avec le gouvernement.

Après huit jours de blocage, le trafic des ferries de la SNCM va pouvoir reprendre dans le port de Marseille. L'ensemble des syndicats participant à la grève (CFE-CGC, CGT-marins, Syndicat autonome des marins de la marine marchande et CFDT) ont estimé ce jeudi avoir obtenu satisfaction sur leurs deux principales revendications : le renouvellement de la flotte et la question du pavillon français "premier registre", qu'ils souhaitent voir imposer à l'ensemble des compagnies opérant en France, en premier lieu Corsica Ferries.

A l'issue d’une table ronde organisée mercredi soir avec le gouvernement, les deux parties avaient affiché leur satisfaction, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier estimant que "les conditions étaient réunies pour une reprise de l'activité" quand les syndicats exprimaient un "sentiment plutôt positif".

Bpifrance et la Caisse des dépôts étudient des "solutions financières"

"Le gouvernement a pris en compte la nécessité du renouvellement de la flotte et de la régulation de la concurrence, ce sont les deux éléments majeurs", a expliqué jeudi le délégué CFE-CGC des officiers, Pierre Maupoint de Vandeul.

Concernant le premier point, la Banque publique d'investissement (Bpifrance) et la Caisse des dépôts (CDC), actionnaire de la SNCM, vont étudier "les solutions financières" en vue de l'achat de quatre bateaux.

Cette commande, prévue dans le plan de sauvegarde que les actionnaires (Veolia Transdev à 66%, État à 25%, actionnaires salariés à 9%) avaient voté au printemps, n'a cessé d'être repoussée, Veolia agitant le spectre d'un dépôt de bilan, au grand dam des syndicats et de la direction qui y voient la clé d'un retour à l'équilibre de la société.

Vers un décret anti-dumping social ?

Second point crucial pour l'avenir du transporteur : la "distorsion de concurrence" créée, selon la SNCM, par la compagnie privée Corsica Ferries, aux navires battant pavillon italien et aux équipages multinationaux. Le ministère travaille à l'élaboration d'un décret anti-dumping social, "unique en Europe", a assuré Frédéric Cuvillier, promettant "des règles qui sont les mêmes pour tous".

De son côté, Corsica Ferries a toujours affirmé que, malgré son pavillon italien, elle était soumise aux même règles de droit que la SNCM, et donc tenue de respecter les conventions sociales et les salaires minimaux français.

La grève de la SNCM, qui a entraîné l'immobilisation de six navires desservant la Corse et le Maghreb, a affecté 8 000 passagers au total, pour une perte de recettes chiffrée à 1,25 million d'euros.

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