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Saint-Pierre et Miquelon : la ligne directe maintenue encore trois ans

Depuis deux ans, une ligne directe dessert Saint-Pierre et Miquelon. Cette « terre insolite » s’ouvre progressivement au tourisme et compte énormément dessus.

Mi-septembre, une délégation officielle menée Annick Girardin, la ministre des Outre-mer, et Christian Mantei, le président d’Atout France, s’est rendue à Saint-Pierre et Miquelon pour confirmer la prolongation des vols directs vers l’archipel pour au moins trois ans.

L’expérimentation, mise en place depuis deux ans a porté ses fruits. « Jusqu’à présent, la stratégie touristique de l’archipel visait plus le marché nord-américain via Terre Neuve. Nous étions dépendants de nos voisins. Mais depuis l’ouverture de ce vol, nous refusons des gens », explique Malika Halili, la directrice du Tourisme de Saint-Pierre-et-Miquelon

La demande pour l’archipel situé au sud de Terre-Neuve était énorme. Cela se ressent notamment au niveau de l’aérien. « Ce sont 100% des billets qui ont été vendus, explique Jean-François Dominiak, le directeur général d’ASL, la compagnie qui exploite la ligne en partenariat avec Air Saint-Pierre. L’enjeu était de savoir s’il s’agissait uniquement du tourisme affinitaire. Au départ sans doute, mais il y a eu un afflux touristique c’est certain. Selon nos études, 85% des passagers ont pris leur décision parce qu’il existe une ligne directe. Et il n n’y a pas eu de dégâts collatéraux. Cela a généré du trafic sur les lignes vers le Canada également. Avant les touristes restaient deux ou trois jours sur Saint-Pierre, maintenant ils peuvent rester la semaine. Aux habitants désormais de décider ce qu’ils veulent en terme de tourisme. »

Un hub vers l’Amérique du Nord

Car il est vrai que sur l’île, tout reste encore à faire. Pour l’instant la capacité hôtelière reste faible avec 150 chambres, qui peuvent accueillir 400 personnes. Juste assez pour les 10 000 touristes (sans les métropolitains) qui posent pied chaque année sur ces terres du bout du monde.

« Nous pouvons être un véritable hub touristique (aérien et mer) vers Terre-Neuve, les îles de la Madeleine et le continent nord-américain de  manière général, assure Annick Girardin. Il peut y avoir des packages très facilement mis en place ici. »

Concernant le logement, Annick Girardin est confiante. « Il existe déjà des projets comme Les Terrasses du Port qui proposeront 16 chambres avec spa et thalasso. On devrait pouvoir répondre assez facilement à la demande. De même pour la restauration. »

Ce qui pèche selon la ministre, « c’est la gestion des ressources humaines. Le coût de la main d’œuvre est cher, et il faut trouver des logements abordables pour loger les travailleurs. Jusqu’à présent, nous n’avions jamais pensé l’archipel en terme saisonnier. »

Un nouveau port pour les croisiéristes

Autre nouveauté qui devrait renforcer le tourisme à Saint-Pierre, la construction d’un port de croisière en 2020. « Je compte sur le Ponant pour en faire sa tête de gondole », sourit Annick Girardin.

Désormais la destination doit « structurer ses produits. Faire de la dentelle pour être au plus près des attentes des clients ». La randonnée, l’observation de la faune et de la flore, la photographie et de manière générale l’écotourisme sont des axes touristiques qui doivent être poursuivis. A l’image de cette extraordinaire Maison de la Nature et de l’environnement, située à Miquelon. Un modèle de pédagogie.

Bonnes nouvelle pour les professionnels : l’année prochaine Atout France va emmener des agents de voyages pour leur faire découvrir la destination et l’année prochaine les avions d’ASL pourront emporter 15 personnes de plus par vol.

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