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Ryanair reconnaît son premier syndicat de PNC

Ryanair poursuit ses avancées sur le plan social avec la signature d’un accord de reconnaissance syndicale en Italie.

Mercredi 6 juin, Ryanair a confirmé avoir signé son premier accord de reconnaissance de deux syndicats représentant son personnel de cabine (l’ANPAC et l’ANPAV) en Italie, le premier du genre pour cette catégorie de salariés. Cet accord fait suite aux négociations approfondies avec l’ANPAC et l’ANPAV depuis l’annonce par Ryanair, en décembre 2017, de sa volonté de reconnaître les syndicats pour les négociations collectives.

Elles deviennent les seules instances représentatives pour le personnel de cabine employé en Italie. Il s’agit du premier accord pour cette catégorie de personnel dans l’ensemble du réseau de la compagnie. Cette dernière a déjà signé deux accords avec des syndicats de pilotes, en Italie et au Royaume-Uni.

Une progression sociale partout en Europe

Malgré les négociations dans la péninsule, Ryanair avait enregistré le 10 février un mouvement de grève mené par une partie du personnel basé en Italie, mais qui n’avait occasionné que peu de perturbations.

« Nous progressons bien avec d’autres syndicats de personnel de cabine à travers l’Europe et nous espérons signer plus d’accords de reconnaissance avec les syndicats d’équipage de pilote et de cabine dans les semaines à venir », souligne dans un communiqué Eddie Wilson, le responsable du personnel de Ryanair. Rappelons que le 18 janvier, Ryanair avait décidé de frapper fort en France, en ouvrant au moins quatre bases. Si aucun choix n’a été arrêté, David O’Brien cite Nantes, Beauvais, Lyon, Marseille et surtout Toulouse, où la compagnie grandit très vite. En se pliant aux règles du droit français, en faisant signer à ses personnels basés dans l’Hexagone des contrats de droit français.

Menace de grève dans quatre pays

Cet accord est signé alors que des syndicats représentant le personnel de cabine de Ryanair au Portugal, en Espagne, en Belgique, et jusqu’à présent en Italie, brandissent la menace d’une grève conjointe et ont donné à Ryanair jusqu’à la fin juin pour accepter leurs revendications.

Ces syndicats demandent à la compagnie d’appliquer la législation de chacun des pays dans lesquels elle emploie du personnel et qu’elle accorde les mêmes conditions de travail aux salariés directement sous contrat avec la compagnie et ceux qui sont liés à des sociétés de travail temporaire.