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Royal Tours liquidé, Excel Tours poursuit son activité

Acculé, le spécialiste du Maroc a jeté l’éponge hier, une défaillance anticipée par les réseaux. Excel tours, la société réceptive marocaine, également propriété de la famille Chaoui, n’est pas concernée par la liquidation.

Abattu, Ali Chaoui, le PDG de Royal Tours, n’en reste pas moins combatif. Cette  liquidation est une déchirure, mais on va entendre parler de moi sur Internet. Si le spécialiste du Maroc sort par la petite porte du marché français, acculé par une situation financière critique, la famille Chaoui conserve son hôtel, l’Eden Andalou, à Marrakech et la société réceptive Excel Tours qui va poursuivre son activité. Nous allons continuer à vendre l’Eden Andalou et travailler en direct en BtoC et en BtoB. Par ailleurs, plusieurs TO m’ont déjà contacté maintenant que nous ne sommes plus concurrents pour assurer leur réceptif.  La disparition de Royal Tours est cependant  une triste fin pour le spécialiste du Maroc.  Ali Chaoui explique qu’il n’avait plus le choix. « Je ne pouvais plus continuer, sous peine de voler les gens ».  Au cours de l’exercice 2009 clos le 31 octobre, Royal Tours a perdu près de 50% de son chiffre d’affaires, à 15,3 M€ contre 28,5M€ l’année précédente (déjà en recul de 15%). Les pertes nettes se sont aggravées passant de -304 000 € en 2008 à -1,3M€ en 2009. La crise, arrivée au plus mauvais moment pour Royal Tours qui venait d’ouvrir l’Eden Andalou , mais aussi le changement de modèle touristique du Maroc (ouverture du ciel, low cost en pagaille,  achats de séjours en direct) expliquent cette déconfiture ainsi que le déréférencement par Thomas Cook qui représentait 8, 2 M€ de chiffre d’affaires. Le premier semestre 2010 avec la crise du nuage n’a pas redressé la barre. Le 2 juin dernier, le TO décidait de poursuivre son activité malgré la perte de la moitié de son capital et la réduction constante de ses effectifs, passés à 43 salariés à 14. Le site BtoC de Royal, inadapté, était « en cours de rénovation »  invitant les clients « à repasser plus tard », le service réservation téléphonique au ralenti ces derniers jours. De quoi alimenter les rumeurs qui ont fait le reste. « En deux mois, nous sommes passés de 80 000 € de ventes par jour à 0 », constate Ali Chaoui. « Un mal pour un bien ». Seulement une soixantaine de dossiers seraient en instance au Maroc. En Tunisie où Royal Tours était en bisbille avec son réceptif pour des impayés réciproques, l’ensemble des clients avait déjà été transféré à Voyamar. Alertés par les difficultés du TO, les réseaux avaient pris les devants bien avant l’annonce de sa liquidation. Il y a déjà plusieurs mois, Carlson Wagonlit Voyages avait décidé de suspendre les ventes. De son côté, TourCom avait demandé à ses adhérents la plus grande vigilance en évitant de vendre Royal Tours bien que celui-ci ne soit pas référencé. Chez AS Voyages, la cellule de crise était déjà en place hier après-midi.  Le réseau a contacté les TO susceptibles de pouvoir reprotéger les clients, Voyamar et Fram ainsi que Mille Lieux. En parallèle, AS recense actuellement les dossiers des agences concernées par la faillite à l’aide d’un formulaire en ligne. Le nombre exact de dossiers sera connu la semaine prochaine. Pour l’APS, la liquidation de Royal Tours devrait avoir un impact très limité puisque le volume d’affaires de la clientèle directe ne s’élève qu’à 3%. « Je pense que l’APS ne devrait pas avoir de prise en charge à effectuer », indique Raoul Nabet.

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