Reprise du trafic aérien entre Madagascar et Paris
Après trois semaines de perturbations, le trafic aérien redevient progressivement normal entre Madagascar et Paris.
Air Madagascar assure depuis samedi dernier tous ses vols. Air France, qui n’a pu effectuer qu’une liaison depuis le début de la grève générale entamée le 28 janvier, s’est posée de nouveau à Tananarive samedi dernier. Corsair, qui a assuré tous ses vols hebdomadaires, estime avoir quand même perdu «60% de ses passagers». Car si les avions sont remplis au départ de l’île, les 3 compagnies déplorent une «désertion de la destination» depuis la France. Océane Aventure, réceptif de Nouvelles Frontières, n’assure plus aucune prestation touristique, faute de client. «C’est une affaire qui va nous coûter environ 1,5 million d’euros», estime Michel Lecalot, directeur d’Air France. La compagnie passera dès le 18 février de 4 à 3 vols hebdomadaires. En raison de l’instabilité actuelle, due à une controverse autour de l’élection présidentielle, elle envisage un nouvel horaire de décollage de Paris, en soirée.L’activité touristique était plutôt bonne, même si Madagascar était en pleine saison creuse quand la grève générale est survenue. «Notre planning n’a pas bougé», constate Flavio Tarquinio gérant de l’agence Tany Mena Tours qui, confiant, assure qu’ «il n’y a aucune insécurité civile». Le réceptif ne propose toutefois que des circuits sur le sud permettant un éventuel retour par la route. Car le point noir reste la situation d’Air Madagascar qui détient le monopole des vols intérieurs. Or la santé de la compagnie nationale est des plus précaires. «Nous sommes en train de gérer notre survie», a confié le DG de la compagnie, chaque jour d’inactivité coûte quelque 400 000 €. Air Mad réduira la voilure dès la semaine prochaine, avec au moins un vol supprimé vers Paris. Elle pourrait rendre plus tôt que prévu un de ses deux 767 en leasing. Cécile Cau