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Quels touristes européens pour les réceptifs en 2010 ?

La clientèle européenne de 2010 sera plus âgée, donc plus exigeante. Elle fragmentera davantage ses vacances, privilégiant le voyage à la carte.

Qui seront les touristes européens en France en 2010, et donc les clients des agences réceptives dans une dizaine d’années ? C’est la question à laquelle tente de répondre la direction du tourisme, Maison de la France, l’Agence française d’ingiénierie touristique (Afit) et le commissariat général au plan dans une enquête récente. Alors que la concurrence entre les pays pour attirer les visiteurs étrangers s’intensifie, il est essentiel de mieux con-naître leurs attentes pour adapter les produits et services.

Première conclusion : le gros des classes d’âge du baby boom européen, qui est plus tardif qu’en France, aura 46 ans en 2010. Les plus de 45 ans (38 % de la population de l’Allemagne, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de la Belgique, de l’Italie et de l’Espagne) pèseront pour 46 % en 2010 et les plus de 60 ans dépasseront les moins de 20 ans. Ces seniors de demain seront plus actifs qu’aujourd’hui, y compris dans leurs comportements touristiques. Ils seront aussi plus exigeants en termes d’accueil et de services, deux points que les agences françaises vont devoir travailler. Pour les hôteliers, le défi sera d’améliorer la qualité de l’hébergement.

Un tourisme de proximité et de brèves vacances

Pour autant, les moins de 29 ans ne sont pas à négliger. Moins nombreux, ils bénéficieront d’un meilleur accès au marché du travail, et donc de revenus supérieurs. La France a tout à y gagner, jouissant déjà auprès des moins de vingt ans d’une excellente réputation, en particulier en Espagne, en Italie et en Belgique. Les jeunes Anglais sont en revanche moins séduits par la French Touch.

La fragmentation des vacances constitue un autre atout pour notre pays. Car la proximité géographique demeure alors essentielle. Pourquoi ne pas tirer parti du développement des compagnies à bas coûts, interroge l’étude ? Aux professionnels de créer des formules courts séjours à petits prix incluant un vol à bas prix et d’autres prestations pour profiter de ce marché en devenir, en particulier auprès de la clientèle britannique ou néerlandaise. L’un des enjeux de l’Hexagone est d’inventer les vacances brèves, c’est-à-dire de savoir créer le dépaysement et la rupture dans un bref délai.

Dernière piste pour les réceptifs : le tourisme à la carte. Le danger est réel de voir de nombreux clients, qui connaissent déjà la France, se débrouiller seuls. D’autant qu’avec l’euro, le touriste gagne en clarté dans ses repères. Pour conserver cette clientèle, de plus en plus séduite par des formules qui lui font défaut dans la vie quotidienne (comme se retrouver dans un contexte autre entre amis, parents…), les professionnels ont intérêt à diversifier leur offre, en particulier les modes d’hébergement (hôtels, gîtes ruraux, campings…) mais aussi à proposer des formules à la carte sans surcoût.

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