Quand l’intelligence artificielle pousse la porte des musées
Des start-up française innovent pour dépoussiérer les musées et autres monuments. Petit tour des innovations repérées cette semaine au salon Museum Connections.
Comment réinventer l’expérience culturelle ? Cette année, l’intelligence artificielle (IA) fait une entrée remarquée à la 30e édition de Museum Connections, un salon organisé à Paris les 13 et 14 janvier 2026.
AskMona part dans le sud
Grâce à l’IA, AskMona permet depuis 2025 au château de Versailles de faire dialoguer ses sculptures. La start-up française poursuit sur sa lancée dans l’innovation avec des personnages historiques virtuels. Au mois d’avril 2026, AskMona équipera ainsi un musée des Bouches-du-Rhône, en s’intégrant dans son parcours de visite. « Nous donnerons vie à une oeuvre d’art connue », explique AskMona, sans plus de détails. Depuis le mois de septembre, la jeune pousse s’est installée sur le territoire auxerrois, afin de faire découvrir 60 points d’intérêt dans une vingtaine de communes. Ask Germain guide les pas des touristes, depuis leur smartphone.
Cryptors in the city

Récompensée à l’IFTM, Cryptors in the city a conçu une application qui mêle les méthodes du street-art et du géocaching en s’appuyant sur l’IA. La start-up crée ainsi dans les villes des jeux qui incitent à chercher ses « cryptors ». Après Deauville, Cabourg, Saint-Malo, Aigues-Mortes, Angers, Le Havre, ainsi que les châteaux de Cheverny et de Chantilly ont adopté sa solution de divertissement. Comptez quelques milliers d’euros pour la création de 5 à 10 personnages, nous indique Guillaume Mazurage, directeur artistique de Cryptor studio.
Un musée immersif dédié aux 24 Heures du Mans
The Immersers développe un musée de 8 000m2 dédié aux 24 Heures du Mans dans la Sarthe, qui ouvrira fin mai 2026. De la construction à la scénographie, la start-up nantaise née en 2020 s’occupe de tout. L’objectif est d’immerger les visiteurs dans la course automobile. The Immersers travaille déjà pour des parcs d’attractions comme le Futuroscope et le Parc Astérix ainsi qu’avec le Moulin Rouge. Sans oublier le Puy du Fou, où les trois fondateurs se sont rencontrés. « Notre force, c’est de créer des lieux mémorables, depuis l’écriture jusqu’à la livraison clé en main du projet », explique à L’Écho touristique le cofondateur Raphaël Daguet.
D’autres innovations émergent, comme ces audioguides personnalisables que développent la start-up française Peekigo et sa cousine suisse Fresq. Au visiteur le soin de choisir son parcours, depuis son téléphone. L’IA génère ensuite des contenus que les musées peuvent parfois valider afin de limiter les hallucinations.
Des emplacements payants à Center Parcs
Wemap, qui fête ses 10 ans, a récemment mis en place le choix du cottage depuis un plan interactif de resorts Center Parcs. Cette option payante (65 euros) existait déjà, mais avec un système moins convivial. Avec un système plus fluide, la marque de Pierre & Vacances espère améliorer son taux de conversion et les revenus ainsi générés, nous indique Timothée Loiret, directeur du développement au sein de Wemap. « Nous comptons ouvrir la solution aux campings et aux hôteliers, explique Timothée Loiret. Cela peut être intéressant pour les clients, les équipes internes et celles dédiées au nettoyage et à la maintenance. »