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Pour monter en gamme sur le maritime, Rivages du Monde change de bateau

Plus élégant, plus respectueux de l’environnement et aussi plus petit : le Word Explorer prendra la place de l’Astoria dans la flotte du tour-opérateur en 2021.

Rivages du Monde veut se « repositionner sur les croisières maritimes », selon le PDG Alain Souleille. Et pour y parvenir, le TO vient de s’engager pour 5 ans auprès de la compagnie portugaise Mystic Cruises, armateur du World Explorer, sorti du chantier naval de Viana do Castelo, au nord de Porto, en juillet 2019.

« C’est un bateau flambant neuf, qui peut accueillir 180 passagers et qui est calibré sur les standards actuels des bateaux de sa catégorie. Nous pouvons aller partout avec ce bateau, et notamment dans le nord, notre région préférée », analyse Alain Souleille. Car c’est bien l’objectif de Rivages du Monde en affrétant le Word Explorer, pendant 6 à 7 mois par an : pouvoir dessiner de nouveaux itinéraires, desservir de nouveaux ports, dans lequel l’Astoria, exploité depuis 6 ans par le tour-opérateur, ne peut pas manœuvrer.

Des croisières vendues entre 6 et 7 000 euros

Ainsi, dès le mois de mai 2021, le World Explorer naviguera dans la mer Baltique ; en Norvège ; sur la côte Est du Groenland ou encore au Spitbzerg. Quand les eaux du Nord deviendront moins praticables, en septembre 2019, le navire, exploité par la compagnie Quark Expeditions pendant l’hiver, longera les côtes de l’océan Atlantique, autant en Europe (France, Portugal), qu’en Afrique ou au Brésil. « C’est aussi un produit qui réduira la disparité entre nos produits fluviaux et l’Astoria », explique Sarah Cortès-Martin, la directrice commerciale de Rivages du Monde depuis 2008.

Vieillissant, polluant, et déjà bien connu des clients fidèles du tour-opérateur, l’Astoria va donc sortir de la flotte de Rivages du Monde à l’issue de l’été 2020. Avec sa capacité de 500 passagers, le navire, construit en 1948, n’offre pas autant de capacité que le World Explorer (180 passagers). Mais la commercialisation des deux produits sera différente, elle aussi. « Le panier moyen pour une croisière sur l’Astoria (vols compris) se situait autour de 3 100 euros. Nous vendrons les croisières à bord du World Explorer entre 6 et 7 000 euros », chiffre Sarah Cortès-Martin.

Un marché plus difficile

Pour Rivages du Monde, qui affrète une quinzaine de bateaux dans leur totalité chaque année, l’arrivée du World Explorer marque une nouvelle ambition sur le segment des croisières maritimes. En effet, alors que le voyagiste est largement identifié sur le segment des croisières fluvial, il cherche « un relais de croissance et un moyen d’élargir [son] activité » sur les mers. « C’est un marché différent, plus difficile, plus concurrentiel, mais aussi bien plus grand », analyse Alain Souleille. Un marché qui pèse déjà 1/4 dans l’activité de Rivages du Monde, qui se porte bien.

En 2019, le tour-opérateur a enregistré un chiffre d’affaires de 56 millions d’euros, soit 10 millions d’euros de plus qu’en 2018, pour environ 18 000 clients. La Russie, dans laquelle Rivages du Monde affrète 3 navires en 2020, le Portugal (quatre fois plus de stocks en 2020), le Mékong et le Danube ont particulièrement bien marché.

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