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Pour le patron de TUI, Thomas Cook n’a pas su se démarquer

Dans le Financial Times, le directeur général de TUI Group estime que la faillite de Thomas Cook doit inciter les opérateurs du tourisme à questionner leur modèle économique.

La faillite de Thomas Cook n’en finit plus de susciter analyses et commentaires de la part de l’industrie du tourisme. Dernier en date : Friedrich Joussen, le directeur général de TUI Group. Selon le dirigeant, Thomas Cook s’est écroulé par manque de différenciation. « Lorsque vous ne faites pas de différence, vous êtes en concurrence directe avec Internet », explique-t-il.

Face aux géants digitaux du voyage, Friedrich Joussen parie donc sur la personnalisation de l’offre. En effet, les clients de TUI peuvent selon lui personnaliser leur séjour simple en choisissant l’emplacement de la chambre, sa proximité avec les différents points d’intérêts (restaurants, piscines, …) de l’hôtel ou encore choisir leur logement en fonction de son ensoleillement potentiel. Le tout, bien sûr, moyennant un supplément par nuit.

« Thomas Cook ? A court terme, c’est positif pour TUI »

« [La personnalisation] va changer toute notre société », selon Friedrich Joussen. A l’heure actuelle, déjà 30% des clients de TUI paient un supplément pour choisir une option au moment de la sélection de leurs chambres. C’est avec ce genre de dispositifs, ou encore l’incursion du groupe sur le segment des activités, que Friedrich Joussen compte pérenniser TUI.

Car c’est bien la préoccupation actuelle des mastodontes du tourisme : comment faire évoluer un modèle face aux nouvelles concurrences tout en répondant à la potentielle défiance des consommateurs. « A court terme, c’est très clair : la faillite de Thomas Cook sera positive pour le groupe TUI. Nous avons moins de concurrence. Mais à long terme, c’est une question que nous devons nous poser : que s’est-il passé et pourquoi ? Et pourquoi nous ne voulons pas que cela nous arrive ? ».

Pour l’heure, TUI, comme d’autres opérateurs de tourisme, pioche dans les anciens pans d’activité du groupe Thomas Cook pour récupérer des parts de marché. Récemment, le voyagiste allemand a mis la main sur 2 millions de sièges au Royaume-Uni, et sur 135 hôtels auparavant vendus par Thomas Cook.

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