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P. de Izaguirre : Les TO ne peuvent plus donner de tels taux de commission aux agences

Le président de TUI France, a jeté un pavé dans la mare à l’occasion d’une table ronde organisée lors du congrès Manor. Il a, sans tabou, exhorté les distributeurs à cesser d’étouffer les producteurs avec des taux de commission trop élevés. Beaucoup de TO partagent le même point de vue.

Pascal de Izaguirre a frappé fort ce week-end. Invité dans le cadre du congrès Manor à venir débattre autour d’une table ronde sur le thème "quel avenir entre modèle industriel et modèle artisanal", le président de TUI France n’a pas pris des pincettes pour exprimer sa pensée aux 150 congressistes. "Les relations entre producteurs et distributeurs doivent évoluer sinon les TO vont mourir", a-t-il affirmé, ajoutant : "aujourd’hui, les TO sont dos au mur, ils ne peuvent plus continuer à donner de tels taux de commission pour être rentables".  Asphyxiés, selon lui, par des taux de rémunération à 13 ou 14% auxquels s’ajoutent notamment surcoms, incentives et fonds marketing, les TO ne peuvent plus s’en sortir et dégager des marges suffisantes. "Sur la chaîne de valeur, les TO sont les plus mal placés. C’est une spécificité française, mon actionnaire est effaré du montant des taux de commission et des délais de paiement en France", a-t-il insisté. 

Costa sur la même longueur d'onde

Georges Azouze, le président de Costa Croisières France, également présent à cette table ronde, lui a emboîté le pas : "je rejoins à 100% Pascal de Izaguirre. Nous sommes arrivés à un point de non retour sur le marché", insistant sur le fait que "les agences manquent de vision industrielle" et que "les coûts de distribution qu’elles représentent limite la capacité de développement des marques".

Remontés à bloc et réalisant (enfin) qu’il est impossible de bien travailler avec tout le monde, les TO amorcent un nouveau virage, celui de la sélection. A l’heure des renégociations de contrats, ils mettent en avant un nouveau discours : donner mieux mais à moins d’agences. "Pourquoi je devrais donner autant à un point de vente qui vend une seule cabine dans l’année qu’à celui qui en vend 100 ?", s'interroge avec bon sens Georges Azouze.

Le débat est désormais lancé et il ne fait aucun doute qu’il se poursuivra lors du congrès AS Voyages (du 13 au 16 décembre). Sans le citer, le réseau était bel et bien la cible des TO ce week-end …

 

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