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Nouvelles Frontières à l’heure de vérité

Après le comité extraordinaire du 15 septembre, Pascal de Izaguirre doit convaincre les salariés de NF, mais aussi de Marmara, Tourinter et Avenuria de croire à la convergence.

Au moment de notre bouclage, le 12 septembre, les salariés du groupe Nouvelles Frontières mais aussi ceux de Marmara, Tourinter et Aventuria, les quatre marques appelées à fusionner pour donner naissance à la nouvelle entité TUI Travel France, étaient encore dans l’expectative. En ligne de mire : le 15 septembre et l’annonce lors d’un comité extraordinaire chez NF, par Pascal de Izaguirre, président du directoire, d’un plan social, anticipé par tous comme colossal.

Ce « d-day », comme on parle en interne dans les quatre entreprises, est vécu par beaucoup comme le premier jour du reste de la vie d’un groupe, désormais mis à la norme européenne (une seule direction opérationnelle et quatre marques en ordre de marche) qui n’a plus le droit à l’erreur. Le nouvel organigramme (qui doit confirmer Florian Vighier, actuel directeur général de Marmara et Christophe Pérot, directeur général de Tourinter/Aventuria à la direction conjointe du tour-operating), mais aussi distribuer le casting aux postes stratégiques de la distribution, du commercial, de la finance et du marketing, sera entériné à cette occasion. Il posera les objectifs de TUI Travel France, comme annoncé en juillet dans le cadre du plan de relance « Convergence ». « On s’attend à un gros dégraissage, car vu les doublons de postes, ça va siffler », commente un salarié de chez NF. Avec des suppressions de postes estimées aux alentours de 300, c’est effectivement chez Nouvelles Frontières que l’allègement devrait être le plus spectaculaire.

DES AGENCES À VENDRE…

Dans les équipes de production mais aussi au sein du réseau de distribution intégré. « Il va y avoir beaucoup d’agences à vendre », commente un observateur qui pense que ce réseau maison sera ramené à moins de 100 points de vente (125 aujourd’hui), l’objectif étant le développement d’un réseau d’enseignes, via des mandataires ou des locataires-gérants, bien plus économiques en termes de charges salariales. Au siège du groupe NF, on précise que depuis des semaines, les discussions entre direction et syndicats sont denses et sous le signe du dialogue et de l’ouverture. « C’est un beau projet, il faut mettre toutes les chances de notre côté pour qu’il y ait adhésion ». Pascal de Izaguirre rencontrera dans les jours qui viennent successivement les salariés de NF, Marmara et Tourinter/Aventuria pour leur présenter sa vision de la convergence.

Le dégraissage est estimé aux alentours de 300 postes

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