Plus de vert et plus de digital, voilà en substance les principales évolutions du nouveau classement hôtelier, qui entre en vigueur le 1er avril. Annoncé en novembre dernier par le Premier ministre Jean Castex dans le cadre du plan de reconquête du tourisme, le classement a subi un lifting avec un objectif : l’adapter aux innovations de l’offre et aux mutations du secteur. "Les critères de classement fixent des exigences sur le niveau de confort et la qualité de service, contrôlées tous les 5 ans par un organisme de contrôle accrédité par le Cofrac, détaille Atout France. Ce contrôle est déclaré pour les demandes portant sur les catégories 1*, 2* et 3*. Il est complété par une visite mystère pour les catégories 4* et 5*. Le contrôle est effectué sur la base des critères de classement en vigueur."
Pour le dépoussiérer, un ménage a été fait dans les critères obsolètes : exit par exemple les critères optionnels de mise à disposition d’une radio, d’un lecteur DVD, d’un fax ou d’installer un judas ou un téléphone dans la salle de bain, détaille le GNI. Les critères liés au développement durable montent quant à eux nettement en puissance. Au nombre de 13 dans le précédent classement - dont seulement 3 obligatoires -, ils sont désormais au nombre de 27, souligne le GNI. Et 13 sont désormais obligatoires. "On notera particulièrement l’obligation de mise en œuvre d’au moins une mesure de réduction de consommation d’énergie, de consommation d’eau et de déchets, la mise en place de mesures visant à réduire l’impact environnemental de la gestion du linge (en proposant de réduire la fréquence du changement de linge de toilette et de lit), l’existence de systèmes de tri des déchets", détaille le GNI.

