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Nicolas Brumelot, DGA et directeur financier d’Odigéo : « Nous visons l’introduction en Bourse »

Le groupe né de la fusion entre Go Voyages, Opodo et eDreams monte un projet d'introduction en Bourse afin de poursuivre son développement. Nicolas Brumelot nous dévoile la stratégie d'Odigéo, dont il quitte l'opérationnel pour devenir président France.

L'Écho touristique : Odigéo souhaite-t-il entrer en Bourse ? Est-ce l'un des buts du rapprochement entre Go Voyages, Opodo et eDreams ?

Nicolas Brumelot : Axa et Permira* voulaient consolider le marché de la vente de billets d'avion sur Internet en Europe, d'où ce rapprochement. L'introduction en Bourse est un des moyens de sortie de ces fonds d'investissement, qui sont là pour une certaine durée, afin d'accompagner notre projet. C'est l'option la plus probable et la plus logique, compte tenu de la taille de notre groupe paneuropéen. Il faut effectivement un poids suffisant pour attirer les investisseurs. L'idée, c'est de laisser la place à d'autres actionnaires, qui vont à leur tour soutenir le projet futur d'entreprise.

 

Quand envisagez-vous cette entrée en Bourse ?

Peut-être en 2013. Il faut que les conditions soient réunies : les marchés boursiers doivent être relativement stables, et le groupe toujours installé dans une dynamique de croissance. Il faut qu'Odigéo ait une belle histoire à raconter.

 

Quels sont vos objectifs ?

L'objectif est de poursuivre la croissance et de financer des acquisitions, soit pour acheter des concurrents, soit pour diversifier nos activités via la technologie. Aujourd'hui, nous sommes très axés sur la distribution de vols secs en Europe. Nous souhaitons nous implanter dans d'autres zones géographiques comme l'Asie et l'Amérique latine.

 

Quelle est la valeur d'achat d'Odigéo ?

La valeur serait d'un milliard d'euros, selon les données disponibles lors de l'acquisition d'Opodo. Sachant que, depuis, le groupe a continué à croître.

 

Quel a été le volume d'affaires d'Odigéo en 2011 ?

Nous avons réalisé 3,9 milliards d'euros de volume d'affaires en 2011. Les trois sociétés réunies au sein d'Odigéo totalisaient environ 3,5 milliards d'euros en 2010.

 

Les défis actuels du groupe sont-ils plus culturels que technologiques ?

Ils sont culturels, technologiques, et liés à l'environnement de marché. Nous avons un challenge culturel, avec quatre sociétés dont les équipes travaillent ensemble de manière transversale. Un premier séminaire groupe est prévu en juin. Par ailleurs, nous devons arriver en 2012 à avoir une plate-forme technologique commune et multi-GDS. Il nous faut aussi conserver notre agilité, pour nous adapter à un marché très mouvant.

 

Vos fonctions évoluent. Restez-vous dans l'opérationnel ou prenez-vous, comme Carlos Da Silva, un poste « non exécutif » ?

Je suis actuellement DGA et directeur financier du groupe. Le 1er juillet, je deviens président France et conseiller auprès du président Javier Pérez-Tenessa (ndrl, notamment sur le sujet de l'introduction en Bourse). Je me dégage de l'opérationnel. Mais je prends moins de recul que Carlos : je conserve un bureau à Paris, auprès des équipes. Et je continue à représenter le groupe au Snav, au Ceto, à l'APS…

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