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Marseille : la Bonne Mère en appelle aux dons

La basilique Notre-Dame-de-la-Garde a vu sa fréquentation divisée par deux en raison de la crise du Covid-19 et lance un appel aux dons pour continuer à fonctionner correctement.

C’est l’emblème de Marseille, la protectrice des marins et des pêcheurs de l’un des plus grands ports d’Europe : la basilique Notre-Dame-de-la-Garde, affectueusement surnommée « la Bonne Mère » par les Marseillais, souffre du manque de fréquentation et en appelle aux dons. « Durant le confinement, nous avons été fermés et les pèlerins qui viennent du monde entier n’ont pas pu venir prier. C’était également le cas pour les touristes, dont de nombreux croisiéristes. Il y a eu un petit regain cet été, mais depuis novembre tout est retombé », constate le père Olivier Spinoza, recteur de la basilique Notre-Dame de la Garde.

Le site qui avait reçu 2,2 millions de visiteurs en 2019, selon l’office du tourisme, aurait vu sa fréquentation baisser de plus de la moitié depuis le début de la crise sanitaire, selon le prêtre. Le magasin a par exemple enregistré « une baisse de 60% à 70% de sa clientèle », note Anne-Sophie Houzel, l’économe de la basilique selon qui Notre-Dame de la Garde perd près de 1 700 euros de recettes par jour.

Visites guidées quotidiennes

Or, la basilique vit exclusivement des dons de ses visiteurs à travers l’achat de cierges, les quêtes, les messes ou encore les offrandes d’entreprises, souligne-t-elle. « Nous avons quinze salariés pour l’entretien et la sécurité du site dont douze sont aujourd’hui en chômage partiel. On a des travaux de maintenance et de sécurité à faire, tout cela demande de l’argent », souligne le père Spinoza.

« Pour trouver un compromis entre la vocation pastorale du lieu et les impératifs budgétaires », la basilique a revu ses horaires en n’ouvrant au public que l’après-midi en semaine et la journée le week-end. « Cela nous permet d’assumer un semblant d’équilibre budgétaire », explique Anne-Sophie Houzel.

Pour pouvoir continuer à fonctionner, la basilique a lancé un appel à la générosité des personnes qui lui sont attachées et représentent, selon le père Spinoza, « une communauté de prière dans 88 pays ». « Le but, c’est que les gens reviennent à la basilique. Il faut retisser le lien entre les Marseillais et leur Bonne Mère », explique le prêtre, précisant que des visites guidées quotidiennes du site sont aujourd’hui proposées contre une fois par semaine auparavant.

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