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Manifestations en Turquie : que répondre à vos clients ?

Les tensions politiques qui agitent la Turquie depuis un an génèrent des questions, et pourraient décourager des clients de s'y rendre cet été. Voici quatre réponses à leur donner.

2014 ne devrait pas être une grande année pour le tourisme en Turquie sur le marché français. La destination, à l'unisson de beaucoup d'autres poids lourds estivaux, accuse pour l'instant du retard en prises de commandes, à -14% en passagers, selon le dernier baromètre Snav-Atout France d'avril.

Les tensions poilitiques de ces dernières semaines n'arrangent sans doute pas les ventes même si "nous avons très peu de remontées de clients inquiets", temporise Olivia Even, directrice de Pacha Tours. "On sait aussi que lorsque la Grèce et la Crête marchent bien, comme c'est le cas cette année, la Turquie est toujours, par effet de balancier, un peu en retrait".

Voilà ce que doivent savoir vos clients qui se posent des questions sur l'insécurité supposée à Istanbul et en Turquie.

– Les manifestations de ce week-end, principalement à Istanbul et Ankara, sont liées au premier anniversaire de la fronde contre le gouvernement islamo-conservateur qui avait embrasé la Turquie en juin 2013. Au petit matin du 31 mai 2013, la police avait violemment délogé du parc Gezi, qui borde la place Taksim, quelques centaines de militants écologistes qui s'opposaient à sa destruction. Nourri par la répression, le mouvement avait fait boule de neige pour se transformer en une révolte politique sans précédent contre le pouvoir en place.

Taksim n'est pas Istanbul ! La place Taksim, qui a de nouveau cristallisé samedi et dimanche les revendications et a été le théâtre de violents affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, est éloignée des principaux centres d'intérêts touristiques d'Istanbul. Située tout en haut de l'avenue Istiklal, grande artère commerçante du quartier moderne de Beyoglu, elle est distante de 4,1 kilomètres du quartier de Sultanahmet qui abrite, de l'autre côté de la Corne d'or, en passant le pont de Galata, le Grand Bazar, la Mosquée Bleue, Sainte-Sophie et le Palais de Topkapi (voir la carte ci-dessous). A pied, il faut compter une petite heure de marche. La plupart des hôtels touristiques et des demeures ottomanes sont également situés à Sultanahmet. "Les circuits touristiques n'empruntent pas la Place Taksim", confirme Olivia Even.

Les stations balnéaires sont au calme : les stations balnéaires turques sont complètement à l'écart de l'agitation politique. Bodrum (à 803 kilomètres d'Istanbul) et Antalya (716 kilmètres d'Istanbul) accueillent donc tout à fait normalement les touristes.

Le quai d'Orsay n'a pas actualisé récemment ses Conseils aux voyageurs. En date du 6 mai dernier, il se contente de mentionner qu'il est "recommandé de se tenir à l’écart des attroupements dans les lieux où pourraient se dérouler des manifestations (aux abords de la place Taksim notamment)".

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