Madagascar, à travers les hauts plateaux
L’île rouge est en passe de retrouver les touristes perdus depuis 2009. Les TO, dont quelques nouveaux venus, misent sur le circuit phare le long de la RN7, qui relie Antananarivo à Tuléar, et sur le sur-mesure.
Madagascar relève la tête. En 2011, l’île a attiré 225 005 visiteurs, dont 58 % de Français, contre 196 052 en 2010. La crise politique de 2009, qui avait contraint le Ceto à fermer les ventes plusieurs semaines, s’est estompée. « La reconnaissance internationale du nouveau gouvernement montre que le pays se stabilise. C’est essentiel pour la santé du secteur touristique, fortement liée aux aléas politiques », explique Patrick Ramonjavelo, président d’honneur de l’Association des Agences de Voyages de Madagascar. Reste que les prévisions de l’Office national du tourisme Malgache, selon lesquelles le retour de la fréquentation touristique au niveau de 2008 est pour cette année, soit 374 000 visiteurs, ne se traduisent pas par une envolée des ventes. « On est loin des volumes d’avant 2009 et pour beaucoup de TO, le marché n’a pas repris » remarque Christophe Sentuc, président de Terre Malgache. Voyageurs du Monde, bien positionné, comme Nouvelles Frontières, ou Fram, font partir quelques centaines de clients chaque année. Vacances Transat, nouveau venu, espère les rejoindre. Mais ces volumes restent minimes par rapport au nombre de vols secs et aux touristes passant en direct.
VERS UN TOURISME DURABLE ?
Le circuit autour de la RN7, qui relie Antananarivo à Tuléar, en passant par Antsirabe ou Fianarantsoa, est l’itinéraire le plus programmé. En quelques jours, il permet de découvrir une partie de la diversité de l’île, ses hauts plateaux et ses rizières jusqu’à l’Océan indien. « C’est le plus vendu, un peu à notre regret car on en a fait le tour depuis longtemps. Il y a des merveilles à découvrir ailleurs », insiste Christophe Sentuc. De fait, en matière de tourisme comme d’environnement, d’éducation, de santé, et avant tout, de gouvernance, tout reste à faire. Alors que d’autres pays plus développés se sont engagés sur de mauvaises voies, il est encore temps de mettre en place un tourisme durable, remarquent ainsi les professionnels signataires de la récente charte pour un tourisme durable.
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