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Muriel Assouline (French bee) : « Nos avions partiront pour New York le 14 juillet, quoi qu’il arrive »

C’est un vieux projet depuis trop longtemps repoussé. French bee, la compagnie du groupe Dubreuil, sœur d’Air Caraïbes, va enfin se lancer sur la ligne mythique Paris – New York. L’Echo touristique a interviewé Muriel Assouline, la directrice générale de la compagnie.

L’Écho Touristique : L’ouverture de cette ligne Paris – New York, c’est un vieux projet qui se réalise pour French bee…

Muriel Assouline, la directrice générale de French bee : Oui, c’est une ligne que nous devions ouvrir à l’origine en juin 2020, mais que nous avons dû reporter à cause de la pandémie. Désormais, le trafic est en train de repartir. Nous pouvons donc lancer le Paris (Orly) – New York (Newark) à partir du 14 juillet prochain. Nous tablons sur trois fréquences hebdomadaire en juillet, puis 4 en août, pour arriver à des vols quotidiens avant Noël.

Le trafic repart pourtant il reste des incertitudes. Les Européens ne sont toujours autorisés à voyager aux États-Unis.

Muriel Assouline : Les Etats-Unis sont désormais considérés comme pays en vert par la France et l’Union européenne. Les Américains vaccinés peuvent voyager en France sans test PCR. Et pour les autres, il faut présenter un test PCR négatif. Et nous sommes optimistes quant à une ouverture des voyages pour les Européens d’ici le 14 juillet. S’il y a de grosses réticences concernant la Grande-Bretagne, les signaux concernant la France sont positifs. Dans tous les cas, les avions partiront le 14 juillet. Même si les avions doivent être remplis seulement avec les touristes américains. Nous ne pouvons plus renoncer. Cette ligne s’inscrit dans un projet à long terme pour French Bee et c’est une partie de l’avenir de la compagnie qui se joue. S’il n’y avait pas ce travel ban américain nous aurions direct commencer plus fort.

Muriel Assouline, directrice générale de French bee.

Norwegian, Level, Wow Air… nombreuses sont les compagnies low cost à s’être cassé les dents sur le long-courrier. Notamment le transatlantique. Qu’est-ce qui va permettre à French bee de réussir selon vous ?

Muriel Assouline : Tout d’abord, nous ne sommes pas une low-cost. Nous sommes une compagnie avec un modèle simple qui permet aux clients d’adapter leurs produits en fonction de leurs besoins, de leurs envies et de leurs budgets/ Notre modèle est le plus simple possible. Certaines compagnies avaient peut-être pas forcément choisi les bonnes routes. Nous ne voulons pas nous éparpiller. Nous proposons un avion bi-classe. Nous pouvons aussi nous appuyer sur le bon appareil avec notre A 350-900 qui consomme moins de carburant. Et qui possède des soutes importantes. On sait que sur cette route le fret est important.

Vous avez choisi de vous poser à l’aéroport de Newark. Est-ce un désavantage de ne pas être à l’aéroport John F. Kennedy ?

Muriel Assouline : Non, c’est un aéroport plus petit donc plus simple au niveau des formalités. Aux Etats-Unis le passage des douanes peut être très long, donc c’est plutôt un avantage. Il est tout aussi proche de Manhattan et est très bien relié à la ville. Cela nous permet également de proposer des vols en connexion avec Alaska Airlines, notre partenaire, qui est la quatrième compagnie domestique aux États-Unis. Par ailleurs, c’est un aéroport très connecté en domestique notamment grâce à United Airlines. Les clients pourront donc faire de l’auto-connect.

Quels sont vos objectifs sur cette ligne ?

Muriel Assouline : L’objectif premier, avec cette période, c’est de ne plus perdre d’argent sur la ligne. On espère le faire avant la fin de l’année. Pour l’instant, French bee possède quatre A 350-900. Deux avions sont positionnés sur La Réunion. Un autre sur Papeete via Vancouver tant qu’il y a le travel ban américain. Sinon c’est via San Francisco. Et le dernier est positionné sur New York donc. Mais à l’hiver 2021 nous recevrons un autre appareil, ainsi qu’à l’été 2022. Ce seront des A 350-1000, les derniers modèles de la série A 350, que nous positionnerons sur La Réunion. Ce qui nous libèrera deux appareils que nous pourrons exploiter, sans doute pour renforcer notre présence sur l’axe nord-américain.

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