Les voyageurs font plus confiance aux agences de voyages qu’à l’intelligence artificielle
C’est une très sérieuse étude de Phocuswright qui l’affirme, chiffres à l’appui, sur la base de sondages menés dans plusieurs pays.
Aujourd’hui, le sujet de l’intelligence artificielle est sur toutes les lèvres et fait fantasmer nombre d’entreprises. Quant aux voyageurs, ils utilisent de plus en plus les LLM (grands modèles de langage) pour préparer leurs déplacements. En France, 40% des voyageurs utilisent l’intelligence artificielle (IA) en 2026, contre 19% en 2025 à 9% en 2024, selon Phocuswright.
Les agences en 2e position, les réponses IA en 4e
Mais font-ils confiance à l’IA ? Le cabinet d’études Phocuswright a partagé des éléments de réponse lors de sa récente conférence européenne à Barcelone. Comme le montre la capture d’écran ci-dessous, les voyageurs européens font complètement ou principalement confiance aux recommandations formulées par des proches (42% à 53%). Les amis et les membres de la famille sont toujours de bon conseil.
Suivent, en deuxième position, les agents de voyages (33% à 42%).
Les avis voyageurs se positionnent au troisième rang des sources considérées comme fiables (25%-35%).
Les résultats générés par l’IA, provenant de différentes plateformes, arrivent seulement en quatrième position (17%-23%). Les LLM font partie du parcours de recherche et d’inspiration. Mais nous sommes loin, très loin, d’un parcours IA de bout en bout.
Booking.com : seuls 6% des clients font confiance à l’IA pour des décisions
James Waters, directeur commercial de Booking.com, a livré une lecture intéressante de l’évolution des comportements des voyageurs.
« Notre propre étude a révélé que 89% des personnes interrogées sont intéressées par l’utilisation de l’IA pour planifier leurs voyages, a-t-il souligné lors de la conférence Phocuswright. Environ la moitié en ont déjà fait l’expérience. Et seulement 6% déclarent qu’ils font confiance à l’IA pour des prises de décisions. »
Ces grands écarts, entre l’inspiration et la décision, ne surprennent pas James Waters. « Voyager est une expérience profondément humaine et émotionnelle. Il faudra encore beaucoup de temps avant que quelqu’un se dise ‘Tiens, je vais laisser mon agent IA réserver mes deux semaines de vacances et partir à la découverte de l’Europe’. C’est un pas que les gens ne franchiront pas de sitôt. »
Les chiffres montrent toutefois des changements très rapides dans les comportements de recherche des voyageurs.
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