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Les meilleurs BTS tourisme

L'Echo Touristique publie son classement des BTS tourisme. Alors que le diplôme conduisant à des postes en agences séduit moins, celui destiné aux métiers du réceptif et aux collectivités fait le plein. Il est trop tôt pour y voir le reflet de l'évolution du marché du travail.

Fidèle à son rendez-vous annuel, L'Echo touristique publie, en exclusivité, le très attendu palmarès 2006 des établissements scolaires préparant aux BTS tourisme, le BTS VPT (vente et production touristique) plus orienté vers les agences (voir p. 18) et le BTS AGTL (animation et gestion touristique locale), destiné aux métiers du réceptif (voir p. 22). De quoi donner quelques pistes aux élèves de terminale qui s'apprêtent à déposer leurs dossiers d'inscription pour la prochaine rentrée scolaire, en attendant les statistiques officielles de l'Education nationale (en juin).

Ce classement, réalisé avec la collaboration de la Fédération française des techniciens et scientifiques du tourisme (FFTST) porte sur les 120 établissements qui ont accepté de communiquer leurs résultats. On regrettera que certaines écoles refusent de diffuser leur taux de réussite, en particulier des établissements privés qui facturent pourtant des frais d'inscription parfois élevés. La peur de mal figurer dans ce palmarès ? Au global, sur 3 235 élèves présentés par ces 116 établissements, 2 493 ont été reçus, soit un taux de réussite de 77,1 %. Première constatation pour cette session 2006, le BTS AGTL obtient 79,1 % de réussite (1 477 élèves présentés, 1 168 reçus) contre 75,4 % pour le BTS VPT (1 776 candidats, 1 339 admis).

Ces chiffres devraient, comme d'habitude, être revus à la baisse, lorsque les académies auront terminé leur collecte, les écoles les moins performantes traînant toujours les pieds pour communiquer leurs chiffres, même aux autorités officielles. A titre de comparaison, les statistiques publiées par l'Education nationale pour la session de 2005 font état de 2 326 candidats et 1 682 reçus pour le BTS AGTL (72,31 %) et de 2 977 candidats et 1 972 reçus pour le BTS VPT (66,24 %).

De belles performances

En 2006, l'Aquitaine est en tête des régions, avec 87,8 % de réussite pour les deux examens confondus, devant Nord-Picardie (85,7 %) et la Bretagne (82,8 %). Dans le détail, l'Aquitaine (87,5 %) prend la tête pour le BTS VPT, suivie de Paca (81 %), de la Bretagne (80,4 %), de Nord-Picardie (80 %) et de Poitou-Charentes (79,6 %). On retrouve le Nord-Picardie au premier rang du classement par régions pour le BTS AGTL (89,7 % de réussite), devant l'Aquitaine (88,1 %), les Pays de Loire (87,5 %) et la Bretagne (86,5 %).

Même si la réputation d'une école est loin de se résumer à ces statistiques, les scores réalisés par certaines sont à relever. Pour le BTS VPT, trois établissements affichent 100 % de réussite en 2006 : les lycées Sacré-Coeur à Nantes, Bahuet à Brive-la-Gaillarde et Ernest-Renan à Saint-Brieuc.

Côté BTS AGTL, on notera la réussite parfaite de huit écoles : les lycées Gaston-Berger à Lille, Fénelon à Cambrai, Atlantique à Luçon (déjà en tête en 2005), l'institut Limayrac à Toulouse, le LEG Sainte-Croix-Sainte-Euverte à Orléans, la CFAIM à Arles, le lycée Ernest-Renan à Saint-Brieuc et Elytis/ISCT à Brest.

Les premiers de l'an dernier n'ont pas démérité

L'occasion de relever aussi, parmi ces excellents résultats, les performances réalisées par quelques établissements pour les deux examens, bien que les BTS VPT et AGTL, depuis la réforme des diplômes, demandent des compétences très différentes ! Premiers en AGTL, les lycées Gaston-Berger à Lille et Atlantique à Luçon figurent ainsi au quatrième et cinquième rang sur la liste des VPT. A l'inverse, en tête des résultats en VPT, le lycée Sacré-Coeur de Nantes affiche 92,9 % de réussite en AGTL (où il avait déjà réalisé un sans-faute en 2005). Bien que rétrogradés de quelques places dans le classement 2006, les premiers de l'an dernier n'ont pas démérité : en VPT, l'institut Sainte-Marie-de-Chavagnes (Cannes) se retrouve à la neuvième place (93,3 %), le lycée d'Avesnières de Laval est onzième (92,9 %) et Cap Vers Formation à Nantes (100 % en 2004 et 2005), se retrouve en vingtième position avec 88 % de reçus. A Nantes, mais en AGTL cette fois, le LTP Sacré-Coeur chute à la seizième place, mais affiche encore 92,9 % de réussite.

Des effectifs très variables selon les établissements

Autre point important : la réussite aux examens est toujours soumise à des aléas (d'où les chiffres que nous publions, portant sur trois sessions). "Nous n'avions pas fait de sélection sur dossier et nous sommes fiers d'avoir emmené toute la promotion d'AGTL au succès", se réjouit Jacques Monnier du LEG Sainte-Croix-Sainte-Euverte à Orléans. "On ne sait pas pourquoi certaines promotions se révèlent meilleures alors que notre investissement est le même !", complète modestement Didier Février, au lycée Bahuet de Brive-la-Gaillarde, un établissement qui a réussi à "faire son trou" malgré l'attraction exercée par des établissements prestigieux dans la région.

Second paramètre à prendre en compte : les effectifs, qui varient beaucoup d'une école à l'autre, allant de deux étudiants à une soixantaine en VPT, de 10 à 40 en AGTL. Il est évidemment plus facile d'afficher 100 % de réussite lorsque l'on présente cinq candidats à l'examen plutôt que 50 ! Il faut ainsi relever les bons scores réalisés au BTS VPT par des sections "lourdes" au lycée de Gascogne à Talence (93,6 % de réussite sur 31 élèves), au LTP Clovis-Hugues d'Aix-en-Provence (92,3 % avec 39 élèves présentés) ou même, plus loin dans le classement, à l'ENC de Paris (77,3 %, 66 élèves) ou au lycée Paul-Augier de Nice (73,1 % avec 52 élèves). Il faut d'ailleurs noter que l'Ile-de-France est souvent mal classée car la région présente beaucoup plus d'élèves.

Stratégies de marché

En termes de recrutement, les statistiques de l'Education nationale permettent d'observer quelques évolutions : le BTS VPT, qui drainait 3 399 candidats pour sa première session en 2003, n'en séduit plus que 2 977 en 2005, alors que le BTS AGTL passe de 1 643 candidats en 2003 à 2 326 en 2005. "Il existe des modes, le métier d'agent de voyages fait actuellement moins rêver", estime Isabelle Notelet, directrice de l'Isfap à Avignon. Faut-il y voir un signe préoccupant, une absence de débouchés sur le marché du travail ? Si quelques écoles ont abandonné une section (en particulier VPT) faute de candidats, la FFTST n'y voit rien de significatif. Hormis la baisse constatée lors de la mise en oeuvre des nouveaux BTS au début des années 2000, en raison notamment des intitulés des examens lorsque les mots "tourisme-loisir" ont été escamotés, "volontairement, ce qui a permis d'éloigner les moins motivés", insiste Annette Masson, présidente de la FFTST.

Cela n'inquiète pas outre mesure les enseignants. "Il s'agit de stratégies de marché, qui ne concernent pas les établissements publics. Le lycée de Boulogne va par exemple fermer sa section VPT l'an prochain mais les étudiants de Nord-Picardie auront toujours le choix entre Gaston-Berger à Lille, le lycée de Calais, celui d'Abbeville et Wingles, une création", souligne Charline Pischler, au lycée Gaston-Berger. Il est vrai que le Nord dispose d'un maillage important d'agences de voyages et demeure un bassin d'emplois important avec un pôle voyage d'affaires dynamique, offrant des débouchés aux diplômés en VPT. "Mais le secteur s'est beaucoup durci, et les élèves le savent", ajoute-t-elle.

Un pied à l'étrier

En AGTL (conduisant à des métiers dans les OT, collectivités…), la tendance est à la poursuite des études (voir aussi pp. 20 à 22) au-delà du BTS, alors que les débouchés sont, sur le papier, importants. "Les régions ont des potentialités touristiques mais n'ont pas toujours débloqué des budgets. Et les élèves savent qu'un bac + 2 n'est pas suffisant pour accéder à un poste de direction", constate Isabelle Cardon, responsable de la section AGTL du lycée Gaston-Berger.

"Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les emplois sont souvent saisonniers. Mais c'est aussi une façon de mettre le pied à l'étrier", ajoute Jehanne Marrou au lycée Honoré-Romane à Embrun (95 % de réussite en AGTL). Ses élèves ont assuré l'accueil sur les sites des derniers JO d'hiver à Turin. Le tourisme est essentiel pour cette région frontalière de l'Italie, aussi fréquentée par les Néerlandais, Belges et Allem

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