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Les Français en amour avec le Canada

Après trois années à la peine, le Canada a retrouvé les faveurs des Français. Depuis 2004, la reprise est au rendez-vous chez les TO, qui développent de plus en plus de produits authentiques.

Même s’il reste loin du record de 460 000 maudits français en 1996, le Canada retrouve progressivement des couleurs. 332 000 de nos compatriotes l’ont visité en 2004 (+20% par rapport à 2003), selon la Commission canadienne du tourisme (CCT). D’après l’Association des tour-opérateurs (Ceto), la progression des ventes chez les voyagistes a même atteint 24 % l’an passé. La destination se relève après trois années difficiles, marquées par les conséquences du 11 Septembre et du Sras, souligne Danielle Cordisco, responsable des relations avec l’industrie touristique à la CCT.

Suite à l’épidémie, les groupes avaient tout particulièrement boudé le pays. Cette clientèle, sensible aux troubles d’ordre sanitaire ou géopolitique, a repris depuis la route des coureurs de bois. Chez Vacances Transat, elle progresse de 30 % cette année, après déjà une belle reprise l’an dernier. En 2004, le voyagiste leader sur la destination affichait un total de 45 000 clients au Canada (+6%).

L’été est bien parti, même s’il reste de la place en août

Globalement, 2005 annonce un cru assez prometteur. La CCT, qui vient de lancer un site professionnel (www.professionnel-voyagecanada.ca), anticipe une croissance de 6,2 %. Danielle Cordisco est optimiste, à la lumière d’un premier trimestre tiré par l’envolée des produits liés à la motoneige : Cet hiver, les voyagistes ont enregistré un bond de 20 % des réservations. Et l’été semble plutôt bien orienté. Les deux marques soeurs Kuoni et Vacances Fabuleuses annoncent des croissances de 11 % et 16 %. La reprise constatée l’an passé se poursuit, relève Maureen Lachant, directrice des produits et des opérations. Mais les réservations pour 2005 ont commencé plus tardivement que pour les Etats-Unis, nuance-t-elle. Du coup, il reste de la place, même en août.

Sans surprise, le sempiternel tandem Québec/Ontario remporte la palme des ventes. Les TO brodent donc leur production au fil du fleuve Saint-Laurent, mais en intégrant des produits toujours plus authentiques. Il n’en fallait pas moins pour redorer l’image d’un pays un temps considéré comme une destination de masse, avec des prix et des prestations tirés vers le bas. Nous avons développé des produits d’aventure douce, et multiplié notre offre d’hébergements typiques, telles les pourvoiries, confirme Valérie Heurtel, chef de produits chez Jetset. Le voyagiste cherche désormais, comme nombre de ses confrères, à développer l’Ouest du pays. L’Alberta et la Colombie-Britannique font une percée, notamment pour un deuxième ou un troisième voyage au Canada. Vacances Canada élargit pour sa part ses horizons à Terre-Neuve, aux Provinces maritimes et au Yukon.

La hausse des ventes en direct inquiète les TO

Si les professionnels se réjouissent de cette remise au goût du jour du Canada, ils s’inquiètent toutefois de son avenir à moyen terme. Car, comme pour les Etats-Unis, les ventes directes – notamment via Internet – semblent prendre de l’ampleur, d’autant que la barrière de la langue n’existe pas pour certaines provinces, comme évidemment le Québec. Et de plus en plus de clients préfèrent se débrouiller seuls sur place. Nous enregistrons une croissance de 6 % pour les circuits individuels depuis janvier, quand les vols secs progressent de 25 %. C’est encourageant pour la destination, pas pour les TO, indique Bruce McNamara, chez Vacances Transat. Les résultats de Go Voyages accréditent cette tendance : le spécialiste du vol sec a acheminé 16 760 passagers vers le Canada en 2004 (+42%). Et pour 2005, les réservations affichent une hausse de 64 % !

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