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Les compagnies low cost volent de plus en plus loin

« Les transporteurs asiatiques ont bouleversé la théorie de l’incompatibilité des termes « faible coût » et « long-courrier », même si pour y parvenir il faut réaménager le modèle. »

À écouter les sceptiques, le modèle low cost ne serait pas viable. Pourtant c’est celui qu’ont adopté quelques compagnies, essentiellement basées en Asie. Ainsi, Air Asia X a été créé par Air Asia en 2007, pour s’attaquer depuis Kuala Lumpur à l’Inde, la Chine, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et l’Europe. En se posant à Téhéran puis à Londres, la malaisienne a même démontré que l’on pouvait faire du low cost sur du très long-courrier. Sans gréver les comptes du groupe, qui clôt le troisième trimestre de son exercice sur près de 79,3 ME de bénéfices (+34 %). Ces résultats ne laissent pas indifférente l’indienne Kingfisher, qui relie Mumbai et Delhi à Londres depuis 2010, et pense que l’avenir de son groupe à l’international se jouera avec sa filiale à bas coût, Jetstar, à laquelle est réservée la majorité des A 330 commandés.

Pour serrer les prix, ces transporteurs appliquent les mêmes recettes que sur le moyen-courrier : avions neufs et densifiés au maximum – 377 sièges à bord de l’A340 d’Air Asia X – ; fréquences multiples ; escales réduites à 1 h 30 au lieu de 3 heures ; services à bord et bagages en soute payants. Selon certains analystes, ces compagnies répondraient à la spécificité d’un marché asiatique en pleine croissance, avide de découvrir le monde pour quelques centaines d’euros. À voir.

QUELQUES ÉCHECS TOUT DE MÊME

Les Européens sont également friands de telles escapades. Ainsi, Air Berlin remplit-elle ses vols vers la Thaïlande, le Cambodge ou l’Afrique du Sud au départ d’Allemagne avec des feeders venus d’autres villes européennes. Air Austral, pour sa part, prévoit de lancer en 2015 les premiers vols d’une filiale à bas coût, qui opèrera en A380 entre l’Hexagone et Saint-Denis de la Réunion.

Bien sûr, il y aussi des échecs. En 2008, Oasis Airlines, basée à Hong Kong, a fait faillite. Comme Viva Macau en 2010. « Mais les modèle étaient différents, explique Dato Kamarudin Meranun, vice-président d’Air Asia. Oasis n’avait pas de réseau régional. Air Asia X est basée sur le hub de Kuala Lumpur, et ses compagnies soeurs alimentent ses vols avec des passagers venus de toute la région. »

De quoi donner des idées aux deux poids lourds du low cost européen ? EasyJet n’a aucun désir de long-courrier, et le projet de desserte de New York par Ryanair tient, pour l’heure, de l’effet d’annonce.

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