Le voyage d’affaires redémarre à petits pas
Le 16e baromètre d’American Express révèle trois tendances : une progression timide, le poids grandissant d’Internet et la satisfaction croissante à l’égard des agences.
Les dépenses de voyages des entreprises françaises n’ont augmenté que de 2 % en 2006, à 25,7 milliards d’euros, selon Le 16e baromètre American Express Voyages d’Affaires*. Une croissance timide au regard de la hausse du coût des déplacements. Car l’inflation a tout particulièrement touché les billets d’avion, en raison de la surcharge pétrole (jusqu’à 55 E) et de la taxe solidarité (de 1 à 40 E selon la classe et la destination). L’année 2007 s’annonce dans la continuité, avec une pause attendue des déplacements pendant la période des élections. Ainsi, seules 17 % des sociétés anticipent une hausse de leur budget voyages l’an prochain.
Le TGV rafle la mise
Autre fait notable de ce baromètre, dévoilé à l’occasion du salon EVP : le boom d’Internet, de plus en plus utilisé pour des itinéraires simples (surtout via des bons de commandes électroniques). 35 % des entreprises utilisent le web, contre 13 % seulement en 2005. Pour autant, les compagnies low cost n’en profitent pas. Selon Régis Chambert, vice-président et directeur général d’American Express Business Travel, la SNCF a pris leur place dans l’Hexagone : La part du rail dans les déplacements est passée de 10 % en 2001 à près de 20 % en 2006. C’est l’effet TGV.
Un point réjouissant : la distribution reste un maillon fort de la chaîne pour les déplacements professionnels. Les agences sont appréciées pour leurs prix et conditions (à 57 %, contre 44 % en 2005), la qualité de leur accueil (74 %, contre 70 %), leur respect des procédures (62 %, contre 40 %). D’ailleurs, les entreprises renforcent chaque année leur politique voyages, avec des règles toujours plus strictes.