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Le risque de contracter Ebola en avion est extrêmement faible

Selon un médecin d'Air France, les risques de transmission concernent principalement les familles des malades ou les soignants au Sierra Leone, au Libéria et en Guinée.

Le virus Ebola conduit de plus en plus d’Etats (France, Belgique, Royaume-Uni, Belgique…) à mettre en place un contrôle de passagers en provenance des pays touchés par l’épidémie. Pourtant, "le risque de contracter Ebola en avion est extrêmement faible", assure un médecin d'Air France.

Atténuer la psychose

Comme l’explique un autre médecin, sur le site Le Vif, "les mesures qui ont été prises, que ce soit le screening à l'arrivée, le port de gants ou l'analyse des bagages par une firme spécialisée (…) sont, en premier lieu, des mesures d'apaisement, afin d'atténuer la psychose qui règne autour de l'épidémie Ebola".

Tant qu’ils ne présentent pas de symptômes (vomissements, diarrhées, éruption cutanée….), les sujets humains contaminés par Ebola ne sont pas contagieux. Or, ces symptômes n’apparaissent que 24 à 48 heures après la fièvre. Compte tenu de la durée des vols, généralement moins de 10 heures, et du contrôle des passagers avant le départ, le risque s'avère donc très faible.

Les procédures de contrôle au départ

Les procédures de contrôle, au départ des aéroports touchés par l’épidémie (Sierra Leone, Libéria et Guinée), sont par conséquent cruciales. Celui de Conakry, en Guinée, peut être pris en exemple. Un premier contrôle de température permet de filtrer les entrées dans les aéroports. Ensuite, les passagers doivent répondre à un questionnaire médical et se soumettre à un deuxième contrôle. Sans ces formalités, validées par un tampon des autorités, les passagers n’obtiennent pas de carte d’embarquement.

Toutefois, comme le précise d’autres médecins, une personne contaminée peu très bien arriver à l’aéroport avant d’avoir des signes cliniques. Et si le contrôle de la température permet de ne pas embarquer de personne malade, et de limiter le risque de contagion en avion, il n’élimine pas pour autant la possibilité de transporter une personne en phase d’incubation.

Une analyse des voyageurs beaucoup plus approfondie

"Il faut que l'Europe mette sur pied un screening au départ des régions touchées par le virus. Une analyse des voyageurs beaucoup plus approfondie est donc nécessaire, et pas uniquement la prise de température qui n'est pas indicative de l'état de santé global du passager. Une personne peut en effet très bien avoir 37,5 degrés de fièvre parce qu'elle vient de prendre du paracétamol et présenter d'autres symptômes plus inquiétants qui passeraient inaperçus", estime le Dr Yves Van Laethem, spécialiste des maladies infectieuses à l'hôpital Saint Pierre de Bruxelles.

Le risque d’importation reste, toutefois, faible. L’Organisation Mondial de la Santé (OMS) a récemment annoncé que le Nigeria et le Sénégal n’étaient plus touchés par l’épidémie. Aucun nouveau cas n’a été recensé depuis plus de 21 jours, la période maximale d’incubation de la maladie.

De plus, la communauté internationale a renforcé ses dispositifs d’aide au pays les plus touchés et les premiers vaccins pourraient arriver plus rapidement que prévu. Ebola continue toutefois de progresser en Guinée, au Sierra Leone et au Liberia avec plus de 4 500 morts selon le dernier bilan de l’OMS.

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