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Le plan de restructuration de la TAP « commence à produire des résultats »

La mise en œuvre du plan de restructuration de la compagnie TAP Air Portugal a commencé à « produire des résultats », et la compagnie a dégagé l’une des « plus importantes recettes de son histoire » en 2022.

Les efforts « ont commencé à produire des résultats », estime Christine Ourmières-Widener lors d’une audition parlementaire, précisant que les résultats annuels seront connus en mars. Le groupe aérien portugais, dont les difficultés s’étaient accrues avec la pandémie de Covid-19, a été totalement renationalisé dans l’urgence en 2020, en échange de l’application d’un plan de restructuration imposé par Bruxelles.

Chiffré à 3,2 milliards d’euros, le plan de sauvetage de TAP prévoyait, entre autres, une diminution de ses effectifs, une baisse des salaires ou encore une réduction de sa flotte. « L’anticipation de certains objectifs » du plan permettent d’allouer « 48 millions d’euros » pour « soulager les coupes salariales » appliquées aux salaires supérieurs à 1 410 euros, selon la responsable de TAP. Ces résultats « nous donnent confiance » pour 2023, mais TAP, dont le gouvernement a annoncé son intention de la reprivatiser, a besoin de « stabilité », a-t-elle dit, alors que les syndicats ont déposé un nouveau préavis de grève à la fin janvier.

TAP visée par plusieurs enquêtes au Portugal

Christine Ourmières-Widener était interrogée mercredi par les députés sur le scandale du « TAPgate » qui a conduit à une série de démissions au sein du gouvernement, dont le ministre aux Infrastructures, qui a la tutelle du transporteur portugais. Cette polémique a éclaté lorsque la presse a révélé que l’ancienne secrétaire d’Etat au Trésor Alexandra Reis avait quitté le conseil d’administration de la compagnie aérienne avec une indemnité de 500 000 euros, peu avant de prendre la tête de l’entreprise publique chargée du contrôle aérien, puis de rejoindre l’équipe gouvernementale.

Les députés de cette commission parlementaire cherchaient à savoir si le départ d’Alexandra Reis découlait d’une démission ou d’un licenciement, afin de déterminer la légalité de l’indemnité versée et la véracité des informations fournies à ce sujet par TAP au régulateur boursier. La directrice de TAP a expliqué qu’Alexandra Reis avait quitté la compagnie en raison de « divergences » liées à la mise en œuvre du plan de sauvetage, précisant avoir suivi les « recommandations des avocats » quant aux informations communiquées et en avoir toujours informé l’Etat, l’actionnaire.

TAP est visée par plusieurs enquêtes. Après le Parquet général de la République, la Cour des comptes a annoncé mardi un audit à la compagnie. La gestion de la compagnie devrait également faire l’objet d’une commission d’enquête parlementaire.

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