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Le Maroc à la peine chez les TO

Le Maroc est l'un des destinations perdantes de l'hiver avec un recul des ventes de forfaits de 32%, selon le dernier baromètre du Seto.

Le Maroc peine à se remettre d'une conjonction d'évènements qui ont desservi son image, notamment sur le marché français.

Après une bonne année 2014 avec 3 494 112 arrivées françaises (+2%), le royaume a décroché à partir du mois de septembre, pénalisé par l'appel à grande vigilance du Quai d'Orsay dans lequel le pays était englobé à tort.

Un amalgame pénalisant

Ensuite Ebola, les attentats de janvier en France puis ceux du Bardo en Tunisie ont continué de charger la barque. "Les destinations musulmanes sont clairement en difficulté", déplore Hatim El Gharbi, le directeur de l'ONMT à Paris. "Et c'est d'autant plus difficile à contrer que tout est très diffus".

Sur les quatre premiers mois de 2015, la fréquentation française a reculé au global de 8% à 800 076 arrivées. La chute chez les TO est plus spectaculaire, avec un retrait des ventes de forfaits de 32%, à 62 059 clients.

Pour la première fois cet hiver, le Maroc a été détrôné par les Canaries de sa première place de destination moyen-courrier dans le Top 10 des ventes de forfaits chez les voyagistes du Seto.

Les familles plus peureuses que les city-breakers

Les perspectives pour l'été sont encore incertaines puisque les réservations sont en retard de 32,7% mais toutes les destinations marocaines ne sont pas à logées à la même enseigne. Ainsi, "il y a eu une vraie reprise de Marrakech en avril-mai', indique Hatim El Gharbi. "La clientèle urbaine et de city-breaks a moins d'appréhension que la clientèle familiale. Agadir souffre ainsi beaucoup plus. Le tourisme d'affaires est également au ralenti, les compagnies d'assurance étant réticentes, ce qui décourage l'organisation d'évènements".

L'optimisme reste cependant de mise et la coopération avec les TO toujours dynamique. "Le Maroc est une destination très désintermédiée", remarque le directeur de l'ONMT. "Les voyagistes doivent élargir leur programmation pour capter une nouvelle clientèle . Tanger ou encore Rabbat viennent d'accueillir de nombreuses nouveautés hôtelières. Il faut innover".

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