Plus de deux millions de Français sont partis en club en 2018. Ce chiffre est en progression constante de 4% à 5% chaque année, a assuré Patrice Caradec, président d’Alpitour en France, lors de la conférence sur les destinations organisée à l'IFTM, en partenariat avec L'Echo touristique. Pourquoi ? En premier lieu parce que la formule tout inclus est synonyme de "budget contrôlé" pour un vacancier français qui a une sensibilité certaine au prix, notamment quand il part en famille. Mais gare aux effets indésirables d'un tel succès, et donc aux risques de saturation, ajoute Patrice Caradec en citant la Sardaigne comme « flop » de la saison estivale. « Trop de capacités a tendance à tuer le produit. Il y avait 32 clubs en Sardaigne sur le marché français cet été ». Une offre pléthorique donc, que le label pourrait clarifier, si un nombre croissant de TO l'adoptent.
Normer, pour éviter de banaliser
« Les clubs ont un très bel avenir devant eux, renchérit Patrice Caradec. D’ailleurs, les voyagistes sont nombreux à se positionner sur ce créneau porteur. D’où l’importance pour nous tous de normer le produit, afin d’éviter de le banaliser. C’est très important d’expliquer au consommateur comme aux professionnels qu’il y a club et club. Un peu comme dans une boulangerie, où vous pouvez acheter la baguette (ordinaire, NDLR) ou la baguette tradition. »

