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Le fisc réclame 356 millions d’euros à Booking

Comme Google, Booking est dans le collimateur de Bercy, qui lui a notifié un redressement fiscal.

La France s’interroge s’agissant des pratiques fiscales de plusieurs multinationales, et commence à régler ses comptes. Le fisc réclame ainsi 356 millions d'euros à Booking.com, a annoncé sa maison mère Priceline. Dans un document financier déposé le 4 mai auprès du gendarme de la Bourse américaine, le groupe américain indique que les autorités françaises, considérant Booking.com comme un établissement permanent en France, lui ont demandé cette somme au titre de l'impôt sur les sociétés et la TVA pour la période 2003-2012. 

"En décembre 2015, les autorités fiscales françaises ont notifié à Booking.com une évaluation d'environ 356 millions d'euros, en majorité sous forme de pénalités et d'intérêts", détaille le document dont fait état Paris Match. Basée aux Pays-Bas depuis sa création en 1996, la centrale de réservations hôtelières s'inscrit en faux, et n'exclut pas de contester le redressement en justice.

Dans la foulée de Google

Le 24 mai, le parquet national financier a déjà mené une vaste perquisition au siège parisien de Google France, dans le cadre d’une enquête ouverte en juin 2015. L'objectif est de vérifier si Google Ireland, la maison mère, "a manqué à ses obligations fiscales", en "ne déclarant pas une partie de son activité réalisée sur le territoire français". Comme les autres géants du web, le groupe de Mountain View assure pourtant qu’il agit dans le respect des règlementations françaises et européennes.

En limitant autant que possible le chiffre d'affaires et les profits d'entreprise déclarés dans notre pays, l’optimisation des impôts est devenu un sport national, que les Etats et Bruxelles souhaitent endiguer. La Commission européenne prépare d'ailleurs des mesures afin de lutter contre l'évasion fiscale des grands groupes.

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