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La grève a coûté 2M€ à la SNCM

Les marins CGT de la SNCM et de la Méridionale, en grève depuis le 2 mai, ont décidé hier de suspendre leur mouvement. Il a pénalisé environ 20 000 passagers.

Le trafic des navires de la SNCM et de la Méridionale entre le continent français (Toulon et Marseille) et la Corse devait reprendre hier soir après sept jours de grève.

A l'issue d'une assemblée générale réunie hier matin, les marins CGT des deux compagnies ont en effet "voté à l'unanimité la suspension du mouvement", qui avait démarré le 2 mai. Selon Yann Pantel, le délégué du syndicat au sein de la SNCM, une délégation devrait être reçue à Paris le 15 mai par un spécialiste des questions de transport au sein de l'équipe de campagne de François Hollande.

La CGT des marins de Marseille réclame l'application des lois sociales françaises à bord des navires de la compagnie privée Corsica Ferries, compagnie concurrente de la SNCM et de la Méridionale, qui bat pavillon italien et dont les équipages sont multinationaux. Accusant la Corsica de "concurrence déloyale", le syndicat demande que ses navires soient inscrits au premier registre maritime, qui prévoit l'application des lois françaises. "On veut des engagements de la part du PS, on ne va pas les lâcher", a promis mercredi Yann Pantel.

Le directeur général de Corsica Ferries, Pierre Mattei, rejette ces accusations affirmant que "les lois sociales françaises sont appliquées" sur les navires de sa compagnie qui sont, "depuis treize ans, contrôlés par l'administration française".

L'action de la CGT des marins qualifiée de "suicidaire"

En pleine avant-saison touristique, la grève a pénalisé quelque 20 000 passagers et provoqué des pertes d'environ 2 millions d'euros pour la compagnie, selon sa direction. Celle-ci a déploré "de trop nombreux désagréments" envers sa clientèle et à l'économie de la Corse et dit son refus "d'être l'otage de cette action suicidaire de la CGT marins" qui n’a concerné, selon elle, "que 120 personnes sur plus de 2000 salariés" et n’aurait "comme seul véritable objectif que de créer un bras de fer avec le nouveau président de la République".

En Corse, population et acteurs économiques commençaient aussi à exprimer leur exaspération. Mardi soir, le préfet avait pris un arrêté de réquisition pour permettre le convoiement d'urgence de deux remorques de produits médicaux.

Début 2011, une précédente grève avait bloqué le trafic des navires de la SNCM pendant 47 jours, une durée record dans l'histoire de la compagnie.

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