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J.-F. Rial : Cette profession qui va dans le mur

 »   "J’en ai marre d’entendre n’importe quoi sur la relation TO et distributeurs, et sur la crise du modèle des TO", lance le PDG de Voyageurs du Monde, qui a rédigé une tribune suite à la publication de notre dernier éditorial. »

"Le constat est simple. Le métier vit actuellement 4 crises :

– Celle de la crise économique qui touche tout le monde, producteurs comme distributeurs,

– La crise issue des révolutions arabes qui impacte fortement le marché car il n’y a pas réellement de destinations de substitution,

– L’impact du phénomène de désintermédiation qui s’accentue,

– Enfin et surtout, la mutation des processus d’achats du consommateur. Aujourd’hui, le business va sur Internet. C’est là qu’il faut être très bon pour capter le client.

Dopés à la drogue dure de "l’EPO  Google"

Certains voyagistes ou distributeurs comme nous en sont même devenus dopés à la drogue dure de l’EPO  Google. Et tout le monde est touché, dans la production comme dans la distribution. Alors, arrêtons d’être à côté de la plaque avec ce débat sur les taux de commission. Quand Carrefour ou d’autres demandent des taux de commission aberrants, cela met ET le TO ET le distributeur hors marche, mais ça m'arrange !

Je m'exprime car je suis à la fois un producteur et un distributeur, à la fois un acteur du off line et du on line. Enfin ne pas être distribué par les agences classiques ne m'interdit pas par principe d'avoir un avis, ce que certains en grands démocrates qu'ils sont, voudraient m'interdire….

"Celui qui a raison, c’est de Izaguirre"

Richard Vainopoulos et Adriana Minchella (présidents de TourCom et du Cediv respectivement, Ndlr) se moquent du monde avec leurs discours dépassés. Celui qui a raison, c’est (Pascal) de Izaguirre ! On parle à tort de la crise du modèle du tour-operating, mais c’est avant tout la crise des Fram, Thomas Cook, et autres TUI qui subissent aujourd’hui les erreurs passées de leurs actionnaires et managers, et de leur manque de vision stratégique. Ainsi, ce n’est pas leur modèle qui est en cause, mais leur gestion….

Si on raisonne à long terme, tous ceux, distributeurs ou producteurs, qui désormais n’apportent pas de valeur ajoutée sont morts. Il y a donc une erreur d’analyse profonde. C’est le transfert de business vers Internet qui est le plus important. Les distributeurs traditionnels sont faibles sur le web, alors que les TO savent de plus en plus y faire du commerce. C’est ça la clef du problème, alors arrêtons les faux débats !

La meilleure décision que je n'ai jamais prise dans mon métier, c'est de ne pas être vendu par la distribution traditionnelle, et je ne le serai jamais ! Pourtant, il y en a des très bons, mais certains de leurs dirigeants leur racontent des histoires. Je ne vais pas me faire des copains, tant pis. Ce que j'aimerais, c'est un vrai débat de fonds pour sauver cette profession qui va dans le mur. Pendant ce temps-là, les pures players et Google se marrent… "

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