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Hop : une fatigue générale préoccupante chez les pilotes ?

Les pilotes de la compagnie aérienne Hop! on remis une étude au CHSCT faisant état d’une "fatigue générale préoccupante".

D'après une expertise remise en CHSCT d’Hop, en raison d'une forte dégradation de leurs conditions de travail les pilotes de la compagnie aérienne seraient dans un état de "fatigue générale préoccupante".

Une étude qui vient corroborer les affirmations des deux syndicats (SNPL et FUC) qui avait appelé à la grève la semaine dernière. Le mouvement a été suivi par plus d'un quart des pilotes, selon la compagnie. La fusion des compagnies Regional, Brit'air et Airlinair qui a donné naissance à Hop! en 2016 entrainerait également  une augmentation des "risques psychosociaux en forte".

La fusion au coeur du mal-être

Cette fusion aurait suscité un sentiment "d'instabilité" et la cinquantaine de départs de pilotes vers Air France fin 2016 a "provoqué une désorganisation profonde". Selon l’étude, "43% des pilotes Hop! disent s'être déjà sentis à bout de force, et 15% estiment l'être très souvent ou toujours".

Enfin, la réduction de la flotte de Hop!, soumise à la double concurrence du train à grande vitesse et des compagnies aériennes low cost, provoque "anxiété et démoralisation" quant à l'avenir de la compagnie.

Une étude sans valeur selon la compagnie

Le transporteur a tenu à réagir à cette étude par un communiqué. "La sécurité des vols est la première préoccupation d’une compagnie aérienne. […] Nos mesures de sécurité sont auditées régulièrement par les autorités européennes et françaises. Nos pilotes sont des professionnels rigoureux et responsables et ils ont à tout moment la latitude de prendre les décisions nécessaires à la sécurité, notamment lorsqu’ils sont fatigués. Ils ont alors le droit de s’arrêter sans conséquence (clause fatigue inscrite dans les textes réglementaires). La direction juge particulièrement irresponsable de vouloir utiliser ce genre d’argument pour obtenir gain de cause dans des négociations ayant échouées sur un thème salarial. Le cabinet ayant été diligenté par le CHSCT n’a aucune compétence dans le domaine de la sécurité des vols."

En attendant, les syndicats n’entendent pas renoncer à leur grève. Ils se réuniront le 26 juillet en conseil pour voir quelle suite donner à leur mouvement. L’objet de leur courroux ? La convention d'entreprise unique négociée par la compagnie depuis plusieurs mois et déjà paraphée par les navigants commerciaux et par le personnel au sol.

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