Guerre au Moyen-Orient : 4 Français sur 10 prêts à modifier leurs vacances
Les Français ne renoncent pas à leurs projets de vacances ou de week-ends, mais ils les font évoluer, selon un sondage Ifop réalisé pour l’Alliance France Tourisme (AFT).
Quel sera l’impact réel de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février 2026 ? Pour l’instant, les Français révisent leurs projets de voyage pour le printemps et l’été. Selon quatre Français sur dix (41%) interrogés par l’Ifop pour l’AFT*, la situation géopolitique au Moyen-Orient « est de nature à modifier leurs projets de vacances pour ce printemps ou cet été ».
7% comptent choisir une destination totalement différente
Lors de ce sondage réalisé du 5 au 16 mars 2026 auprès de 6 285 personnes, 7% des Français ont indiqué qu’ils allaient renoncer à voyager dans la région. Autrement dit, aux Émirats arabes unis, mais aussi en Égypte, en Turquie et au Liban, comme l’a récemment révélé le baromètre Orchestra pour L’Écho touristique.
Sans surprise, 6% des sondés comptent éviter de transiter par cette zone pour se rendre dans une autre destination. Ce renoncement impactera les hubs aéroportuaires Dubaï, Abou Dhabi (Emirats arabes unis) et Doha (Qatar), ainsi qu’Istanbul. La plateforme géante turque accueille environ 50 millions de passagers par an, dont une part significative en transit. Les Français risquent également de reporter des projets en Asie prévoyant une escale au Moyen-Orient, ou d’opter pour un vol direct plus cher.
Selon le réseau d’agences de voyages TourCom, dans ce désordre mondial, le moyen-courrier tire son épingle du jeu. Canaries, Maroc ou Tunisie représentent ainsi « des options rassurantes ».
Une opportunité pour la France ?
Autre enseignement du sondage : 7% veulent choisir une destination complètement différente. Et 21% déclarent vouloir privilégier la France.
« Ce report vers le territoire national constitue une opportunité immédiate pour l’économie touristique française, dans un contexte où les voyageurs recherchent davantage de sécurité et de proximité, estime l’Alliance France Tourisme, qui réunit des entreprises comme Accor, Air France, SNCF Connect ou la Compagnie des Alpes. Ces évolutions pourraient représenter une opportunité sur le court terme pour des destinations françaises disposant d’un potentiel d’attractivité de printemps telles que les domaines skiables bénéficiant encore d’un bon taux d’enneigement, les hôtels et restaurants de certaines régions côtières et dans les arrière-pays, les parcs de loisirs (…), mais également certains autres segments du marché comme les clientèles internationales et le tourisme d’affaires. »
La hausse progressive des prix des carburants à la pompe risque aussi d’orienter les choix des vacanciers. Pour le gazole, de nombreuses stations dépassent ce matin, sur le site du gouvernement, la barre symbolique des deux euros par litre.
60% ne changent pas leurs projets
Pour la majorité des sondés (59%), le conflit ne changera donc pas leurs projets de manière générale. Parmi ces derniers, 51% n’avaient tout simplement pas prévu de voyager d’ici à cet été. En outre, 8% prévoient malgré tout se rendre dans un pays du Moyen-Orient.
Dit autrement, parmi les sondés ayant prévu de voyager pour les vacances d’été (49% de l’échantillon global), 27% ont déclaré modifier leurs souhaits en raison du conflit.
Dans le détail, 7% ont indiqué que la situation géopolitique les conduirait à annuler une ou plusieurs réservations. 8% ont indiqué modifier leurs réservations et 12% ont déclaré repousser leurs réservations « en attendant d’y voir plus clair ».
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