Great Dixter
Les mains vertes du Kent
Une grappe de touristes passe devant un massif de roses fluo, des Fergie. Les sens en éveil, nous démarrons l’après-midi par une visite de Great Dixter Gardens, temple du végétal situé à un jet de fleurs de Northiam, dans l’East Sussex. Great Dixter est l’oeuvre du gourou de l’horticulture britannique, Christopher Lloyd, disparu l’an dernier. La journée a bien commencé, par un crochet au château de Leeds, autre belle pièce du patrimoine touristique anglais. De ces décors que l’on n’oublie pas : un château de conte de fées où trônent des trésors d’antiquités, des tableaux de maîtres, des livres anciens, des gants blancs et, paraît-il, quelques fantômes. Après ces vieilles pierres, le vert chlorophylle de Great Dixter prend l’allure d’un bain de jouvence. Petit détour au jardin exotique, pour vérifier que les orchidées se plaisent au pays du parapluie, et l’on se retrouve entouré d’une tapisserie de bégonias, fougères et plantes grasses, sans oublier les fameux ifs taillés. Dans The Nursery (sic), des nourrissons pivoines attendent d’être replantés par leurs nouveaux maîtres. Dehors, des Japonais observent à la loupe le clou du jardin : la célèbre mixed border de 100 mètres, une bordure de végétaux qui structure le jardin. Une Anglaise impassible cherche le secret de laboratoire du docteur Lloyd, dans un silence religieux. Chut, ça pousse !
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