GoEuro : le comparateur de transports qui surfe sur l’autocar
Le site, qui compare les offres de transports en Europe, a posé ses valises en France pendant l’été 2015. S’appuyant sur l’ouverture récente du marché de l’autocar, il intègre aussi les offres de vols, et bientôt celles des trains grâce à un accord avec la SNCF.
Ce n’est pas un hasard si GoEuro, site de recherche qui compare les options de transports en Europe, a tenu son point presse parisien à bord d’un bus, ce jeudi 17 septembre. Depuis sa création en Allemagne en mai 2012, la start-up surfe sur la libéralisation du marché de l’autocar, celui-ci représentant 30 à 40% de son volume de ventes. Souhaitant proposer une couverture complète de l’Europe, la jeune pousse a traversé le Rhin pour s’installer dans 8 pays, dont la France depuis l’été 2015, où elle arbore la double casquette de comparateur et d’agence de voyages.
Un accord "win-win" avec la SNCF
Sur le territoire français, le site permet déjà de comparer l’offre des cinq principales compagnies d’autocars présentes dans l'Hexagone – Ouibus, Starshipper, Flixbus, Megabus, Isilines – ainsi que l’offre de vols, et intégrera d’ici à 6 mois celle de la SNCF. En tant qu’agence, GoEuro a en effet signé un accord avec l’opérateur ferroviaire.
"C’est une situation win-win : nous leur apportons des utilisateurs du monde entier qui ne connaissent pas forcément l’offre de la SNCF", a estimé Malte Cherdron, chef des opérations de GoEuro, lors de cette conférence. "En Allemagne, la moitié du trafic est domestique, l’autre provient de plus de 120 pays", cite-t-il en exemple. Outre le train, GoEuro compte aussi référencer l’offre de covoiturage, avec un opérateur comme Blablacar.
Couvrir l'Europe… et pourquoi pas l'Asie?
Si la start-up met l’accent sur les voyages en autocar, c’est parce que le marché s’annonce florissant. "Deux ans après la libéralisation du marché en Allemagne, il y a 18 millions de passagers. La France, qui a un potentiel touristique plus important en tant que première destination mondiale, dépassera facilement les 5 millions de voyageurs en 2016 annoncés par le gouvernement", analyse Malte Cherdron.
Avec les prix d’appel très bas pratiqués par les autocaristes, GoEuro, qui se rémunère par commission sur les transactions réalisées, n’est pas encore rentable. "Ces tarifs ne sont pas viables pour les compagnies, ce n’est qu’une phase. Avec le temps, le marché va se stabiliser et cela passera par une hausse des prix", poursuit le Chef des opérations.
La start-up berlinoise, qui est en compétition avec des comparateurs comme ComparaBus, Kelbillet, FromAtoB, ou encore Routerank, dispose d’un solide réseau de partenaires opérateurs et d’une enveloppe de 27 millions d’euros suite à une levée de fonds réalisée l’an dernier. Et si proposer une offre paneuropéenne reste son objectif, elle regarde déjà vers les marchés asiatiques.
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