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FTI Voyages anticipe la reprise de l’Egypte

Grâce à des vols directs affrétés vers la mer Rouge, FTI Voyages entend bien apporter sa pierre à la reprise de la destination.

"Soit nous faisons comme les autres et nous continuons de vendre la Grèce et les Canaries. Soit, si nous voulons grandir, nous prenons des risques et nous décidons de nous démarquer", explique Axel Mazerolles pour expliquer les forts engagements de FTI Voyages sur l’Egypte.

Car le dynamique DG de la filiale française du tour-opérateur allemand FTI Group s’est fixé des objectifs précis : "FTI Voyages représente 76 millions de chiffre d’affaires en 2016. Nous voulons dépasser les 100 millions, et entrer dans le classement des 10 plus gros TO français." Pour ce faire, il faut reconquérir l’Egypte, ce pays que les Français fuient depuis 2011, assure-t-il.

"Nos voisins européens y retournent", ajoute Axel Mazerolles. D'ailleurs, FTI Group, quatrième voyagiste européen, compte en envoyer 400 000 Allemands au pays des pharaons en 2017. "Pour nous, l’objectif en 2017, c’est 12 000 Français", rappelle raisonnablement le DG.

Quatre charters directs pour la mer Rouge

"Mais pour relancer l’Egypte, il faut des produits et surtout des vols directs à des prix compétitifs." C’est pourquoi le TO a décidé de mettre quatre vols directs (aller/retour) par semaine au départ de France, et vers le terminal tout neuf d'Hurghada. Le premier décollera le 7 mai depuis l’aéroport de Bâle-Mulhouse. Le second s’envolera de Nantes le 6 juillet. Les deux autres quitteront Lyon et Paris-CDG le 7 juillet. Ces quatre charters de 183 places, programmés jusqu’à fin octobre, devront assurer entre 17 et 26 rotations entre la France et l’Egypte sur les Boeing 737 (2007) de la compagnie privée égyptienne FlyEgypt. Pour remplir les avions, le TO négociera quelques dizaines de places avec les concurrents.

Sur place, le FTI Voyages mise sur le très large choix d’hôtels des villes côtières de la mer Rouge comme El Gouna, Hurghada, Marsa Alam, mais aussi Safaga ou El Kasir. Rien qu’à El Gouna et Hurgada, il y a 149 établissements hôteliers, ce qui représente 44 000 chambres. "Nous sommes prioritaires dans une sélection d'hébergements, martèle Axel Mazerolles. Notre focus s’est porté sur trois hôtels d’Hurgada, estampillés Labranda, le tout nouveau label hôtelier créer par le groupe FTI. Mais aussi Le Paradisio (l’ancien Club Med) à EL Gouna, ou encore le Labranda Gemma Premium Resort de Marsa Alam."

Des intérêts croisés

Le fait d’inscrire l’Egypte parmi les destinations" stratégiques", avec le Maroc et Dubaï, est un choix calculé. En effet, l’homme d’affaires égypto-monténégrin Samih Sawiris est le président du groupe Orascom, qui possède 25 hôtels sur les bords de la Mer Rouge, et vient tout juste de racheter 35% du capital de… FTI Group ! Orascom Hôtel et Développement garantit donc un large choix d’hôtels au TO allemand, qui l'approvisionera en touristes. Un cercle vertueux.

Autre avantage non négligeable : Meeting Point. Le réceptif, qui appartient également à FTI, est très bien implanté sur les bords de la mer Rouge et garantira au voyagiste des places dans les hôtels pour les clients français. "Le but, c’est que les Français aillent en priorité dans les hôtels que nous avons sélectionnés pour eux. Chaque place dans le charter est garantie." Un avantage pour le marché du tourisme égyptien qui n’entend pas être tributaire du seul marché germanique.

La semaine à 299€ pour les agences

Pour les professionnels du tourisme, FTI Voyages a créé une brochure de 76 pages dédiée à la mer Rouge ainsi qu’à quatre croisières sur le Nil. Parmi les 21 hôtels mis en avant figure le Mövenpic d’El Gouna, avec une offre à partir de 508 euros la semaine en tout compris. Une offre réservée aux agents de voyages démarre à 299 euros.

L'entreprise joue gros avec l'Egypte. Mais force est de constater que la destination dispose d'atouts pour de nouveau attirer les clients de l'Hexagone. Outre sa sécurité ultra renforcée, elle dispose d'un très large choix d'établissements pouvant convenir à tous les profils de clients. D’ailleurs, les chiffres publiés par le Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto) semblent lui donner raison. L'Égypte a accueilli 15,2% de voyageurs supplémentaires en termes de départs entre le 1er novembre 2016 et le 28 février 2017.