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Face à la géopolitique, Aya repousse les frontières

Le tour-opérateur, spécialiste du Moyen-Orient, poursuit l'élargissement de ses destinations, tout en développant des programmes sur mesure pour les groupes.

"2016 a été bonne, on enregistre une progression du nombre de clients d'environ 5%, soit plus de 20 000 clients", indique Adeline Fiani, la fondatrice et directrice générale de Aya Désirs du Monde, créé en 2006. Le TO spécialiste du Moyen-Orient affiche un chiffre d’affaires de 21 millions d’euros en 2016. "Pour 2017, notre objectif est ambitieux : on veut progresser de 10%", assume Adeline Fiani.

Initialement spécialiste des circuits en Syrie ou en Jordanie, Aya a dû s’adapter à la géopolitique depuis le déclenchement de la guerre civile syrienne, en 2011, et revoir sa production. "On propose aujourd’hui 33 destinations à travers le monde, sur lesquelles notre savoir-faire est incontestable". Avec ses combinés Dubaï/Sri Lanka, Abou Dhabi/Seychelles ou encore Ouzbékistan/Iran, le TO s’est fait spécialiste du stop-over. "Mais notre production pure reste restreinte, notamment parce qu’on garantit les départs avec guides francophones à partir de deux inscrits. Notre spécialité, c’est le produit à la carte".

L'engouement pour l'Iran ralenti par l'élection de Trump

Filiale de l’entreprise familiale KTS Voyages fondée en 1958, le TO a fait du Moyen-Orient son terrain de jeu préféré. "Ce sont vraiment des destinations intéressantes, notamment pour le MICE qui représente 3 millions d’euros de notre chiffre d’affaires", explique Adeline Fiani. "On ne présente plus Dubaï, qui prépare l’exposition universelle de 2020 et qui a tous les arguments pour répondre à la demande MICE (hôtels, attractions, activités culturelles, …). Abou Dhabi est en pleine expansion aussi, et l’ouverture du Louvre devrait encore plus mettre la lumière sur la destination".

L’Iran, qui intéressait beaucoup la clientèle MICE en 2016, connaît un ralentissement depuis l’élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. "Les clients ont peur d’être fichés s’ils voyagent en Iran. C’est dommage, car même si la destination a encore du travail à accomplir, notamment en matière d’hôtellerie, elle possède une richesse culturelle incroyable". Une trentaine de groupes de l’industrie automobile ou pharmaceutique sont partis avec Aya en 2016. "On veut aussi relancer le Liban" .

Uniquement en B2B, membre du réseau Manor et distribué par Salaün et en marque blanche, Aya compte une dizaine de salariés à Paris et deux commerciaux itinérants pour le reste de la France.

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