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[EXCLUSIF] Air Austral intéresse quatre groupes d’investisseurs

Cette fois, c’est parti. Affectée comme tous les transporteurs aériens par la crise sanitaire, Air Austral doit, après avis du CIRI, se restructurer et s’entourer de nouveaux investisseurs.

Après une semaine particulièrement « intense », Marie-Joseph Malé, président d’Air Austral, voit enfin l’éclaircie. Trois offres non engageantes ont été déposées en vue d’un rapprochement capitalistique. Et ce, « dans les délais », tient-il à préciser. L’une des trois offres est pour l’heure écartée. « Toutefois, rien n’est définitif : si les autres propositions n’étaient pas suffisantes, cette offre pourrait être réexaminée », ajoute Marie-Joseph Malé.

De plus, une autre offre, du moins une lettre d’intention, a également été déposée de la part d’investisseurs réunionnais. Afin, semble-t-il, de maintenir « l’autonomie » d’Air Austral, écartant ainsi la possibilité de rapprochement avec une compagnie aérienne concurrente comme Corsair.

« A ce stade, deux offres tiennent véritablement la route pour le rapprochement, ainsi que celle des investisseurs réunionnais pour la solution autonome d’Air Austral ». Cruel dilemme !

Quatre à six semaines de discussions

Interrogé sur sa préférence, Marie-Joseph reste prudent. « Il y a le choix du cœur et le choix de la raison. » « Pour moi comme pour Pascal » de Izaguirre, président de Corsair, le choix du coeur serait de dire « s’il y avait suffisamment d’argent, nous resterions chacun autonomes. Malheureusement, ce n’est pas exactement le cas. »

« Si on va vers le choix de la raison, il est encore trop difficile de se positionner : les négociations viennent tout juste de débuter ». « Il est urgent de bien cerner les choses avant d’émettre un avis quelconque. »

Pour l’heure, les offres sont « non engageantes ». Il va falloir entamer la phase II, soit celle des négociations : audit approfondi, accès à la « data room », etc. Bien évidemment, les offres prônant un rapprochement auront accès aux données d’Air Austral et de Corsair. Pour les Réunionnais, seuls les chiffres d’Air Austral seront visibles.

« On est donc partis pour une période de 4 à 6 semaines, durant laquelle chacun va pouvoir se faire une idée du business plan. Je pense que, d’ici la mi-mai, nous arriverons à une offre que nous pourrons considérer comme engageante. »

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