Ebranlée par la crise sanitaire, Hertz s'est placée l’an dernier sous le régime américain, dès le début de la pandémie. Aujourd'hui, le géant américain de la location de voitures envisage une sortie de crise qui passera par une cession de la majorité de son capital. Au départ, deux sociétés d'investissement, Knighthead Capital Management et Certares, souhaitaient prendre le contrôle du loueur de voitures contre une somme pouvant atteindre jusqu'à 4,2 milliards de dollars. Mais désormais une autre solution est avancée. Selon Bloomberg, un groupe de prêteurs (tels que Alliance Bernstein, Bank of America, Invesco, Fir Tree Partners et JPMorgan Asset Management) de Hertz Global Holdings Inc. propose une réorganisation alternative de la société, en rendant les actions accessibles au grand public (en non "ce qui la rendrait accessible aux investissements publics" comme écrit précédemment par erreur).
Hertz est sous-évaluée selon les prêteurs
Les prêteurs veulent convertir leurs avoirs dans la société en faillite en actions de la société réorganisée. Toujours selon Bloomberg, si le conseil d'administration de Hertz acceptait ce plan, il remplacerait l'offre d'achat de Knighthead Capital Management et Certares. Le groupe de prêteurs estime que l'offre de Knighthead, qui évalue Hertz à 4,85 milliards de dollars, est trop basse, selon les personnes interrogées. Ses équipes pensent que la valeur d'entreprise de Hertz est de 5 milliards de dollars et qu'ils obtiendraient davantage dans le cadre de leur plan.

