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Destinations : les tops et les flops du début de l’exercice 2021/22

Tendances de réservations, destinations, perspectives : Le Syndicat des entreprises du tour-operating dresse une photographie des premiers mois de l’exercice 2021/2022.

Le Syndicat des entreprises du tour-operating (Seto) se montre optimiste. En ce début d’exercice 2021/2022, qui court du 1er novembre 2021 au 31 octobre 2022, l’activité a repris de façon dynamique, « portée par un désir fort de voyager de la part des clients », note le président René-Marc Chikli. 

Le bilan du début de l’exercice, arrêté au 28 février 2022*, reste cependant à nuancer : si la recette unitaire s’envole (+15% par rapport à 2019/20), le trafic recule fortement (-12%). Par conséquent, le chiffre d’affaires global se maintient (+2% sur deux ans). 

Dans le détail, les voyagistes ont observé un net redémarrage des réservations au cours des deux premiers mois de 2022, après la baisse d’activité provoquée par la 5e vague de Covid. Mais sans surprise, la guerre en Ukraine a donné un coup de frein. A compter du 25 février, le marché a déploré un ralentissement des réservations. Un constat que partagent de nombreux TO présents au Forum du Seto. Les voyagistes sont, au mois de mars, à environ -15% versus février, estime Patrice Caradec, le président d’Alpitour France.

Moyen-courrier : l’Europe du sud en tête

En termes de destinations, deux grandes gagnantes surnagent en moyen-courrier, dans les ventes de forfaits arrêtées fin février : l’Espagne portée par les Canaries et les Baléares, ainsi que la Grèce et ses îles. Sans oublier la France (+52% en CA), qui demeure la deuxième destination en nombre de forfaits.

En revanche, la Tunisie et le Maroc ont mal démarré l’hiver, et n’ont pour l’instant pas rattrapé leur retard.

Au registre des destinations « soleil » relativement proches, c’est Dubaï qui a bien tiré son épingle du jeu. Les Emirats arabes unis ont remporté un vif succès, au point de largement dépasser les résultats de l’hiver 2019/20, soit juste avant la crise sanitaire. 

Long-courrier

Sans surprise, la République Dominicaine conserve sa place de première destination long-courrier sur le marché français, en forfaits. Ses performances dépassent largement celles de 2019-20, avant la crise sanitaire. « La République Dominicaine s’est vendue pendant toute la pandémie », a rappelé René-Marc Chikli. Un « modèle » pour l’ensemble des destinations, au niveau du protocole sanitaire, estime le patron du Seto.

Loin derrière en nombre de clients, l’île Maurice et les Antilles françaises affichent néanmoins de belles performances. L’île Maurice a redémarré en flèche « dès sa réouverture, avec même des manques ponctuels de stocks hôteliers ou aériens ». 

Quant à l’Amérique du Nord (Etats-Unis et Canada), elle reprend progressivement des couleurs cet hiver, suite à la reprise du tourisme international.

Attentisme

Sur l’exercice en cours, après deux années de pandémie, le Seto espère renouer avec les niveaux d’activité d’avant-Covid. « Depuis quelques jours, nous avons un redémarrage des réservations, pour le printemps et l’été », se réjouit René-Marc Chikli. Mais « la saison estivale n’est pas encore bien engagée, dans les réservations. Nous sommes plutôt sur la période de Pâques. » C’est notamment à cause de telles incertitudes que les Entreprises du Voyage comme le Seto tentent de négocier un nouveau délai pour le remboursement des Prêts garantis par l’Etat.

Au moins trois inconnues pèsent sur la demande : la durée du conflit en Ukraine, la portée de la flambée des prix notamment dans l’aérien, mais aussi l’impact des élections présidentielles. A titre d’exemple, la Croatie commencer à souffrir d’une suspicion de proximité du conflit alors qu’elle en est loin, souligne René-Marc Chikli. Idem pour la Grèce et ses îles. 

Patrice Caradec prédit un fort attentisme lié aux élections et à la guerre à l’Est, et donc un étalement prononcé des prises de commandes. « Nous remplirons les avions et les hôtels jusqu’à la dernière minute ». C’est toutefois un autre sujet qui préoccupe tout particulièrement le président d’Alpitour France : « Notre plus grande inquiétude, c’est de garder nos troupes, notamment dans les métiers support. Nous, les TO, n’avons jamais eu autant de difficultés pour recruter des animateurs. »

*Le baromètre, réalisé avec Orchestra et présenté ce jour, traduit une nouvelle méthodologie statistique pour le Seto et ses 70 membres.

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