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Décret Trump : Air France s’explique sur son refus d’embarquer 15 passagers

Premier impact en France du décret anti-immigration signé vendredi par Donald Trump, Air France a refusé d'embarquer 15 personnes vers les Etats-Unis. Un bad buzz pour la compagnie qui dit n'avoir pas le choix.

Sur Twitter, l'affaire s'est rapidement ébruitée. Suite à la signature par Donald Trump, vendredi soir, du décret interdisant pour 120 jours l’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de sept pays musulmans (Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen), Air France a refusé d'embarquer 15 passagers sur des vols à destination des Etats-Unis. Face au tollé, la compagnie tricolore s'est justifiée sur le réseau social et via un communiqué.

Les compagnies européennes se soumettent au décret

"Comme toutes les compagnies aériennes, Air France est tenue de se conformer aux exigences d'entrée sur leur territoire des pays qu’elle dessert et n’est à ce titre pas autorisée à embarquer, en connaissance de cause, des passagers pour une destination dont l’accès leur est interdit", explique-t-elle. Reconnaissant les faits, elle assure que "toutes les autres compagnies opérant des vols à destination des Etats-Unis ont procédé de la même manière". De fait, KLM, Swiss, ou encore Austrian Airlines ont déjà, elles aussi, appliqué ce décret surnommé "Muslim ban".

 

Aucun passager "n’a été laissé sans aide" et la compagnie a pris en charge les réacheminements. Afin d'éviter aux clients de prendre un vol et de se voir refuser une fois arrivés à Paris l'embarquement, Air France a par ailleurs prévu de prévenir les passagers par mail ou SMS sur les nouvelles règles.

Le décret Trump "en sursis"

Air France avait-elle le choix ? Selon les règles de l'Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), les transporteurs aériens doivent se soumettre aux règlements des Etats. C'est à ce titre, par exemple, qu'Air France, comme les autres compagnies, n'embarque pas les passagers avec un passeport israélien sur les vols à destination de l'Iran.

Cependant, samedi, une juge fédérale américaine a imposé un sursis d’urgence au décret de Donald Trump. Une décision qui empêche les autorités américaines d’expulser des personnes disposant d'un visa valide, et les autorise en conséquence à rentrer sur le territoire. Cela signifie aussi que les autres voyageurs, en transit bloqués n'importe où dans le monde, peuvent poursuivre leur voyage jusqu'aux Etats-Unis dès lors qu'ils possèdent un visa valide.

Le flou persiste donc, en Europe comme aux Etats-Unis. Selon le New York Times, entre 100 et 200 passagers ont été interpellés ce week-end à leur arrivée dans les aéroports américains.

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