L'Australie envisage de passer à la semaine de 4 jours pour stimuler le tourisme. Dans le même objectif, la Slovénie va verser jusqu'à 200 euros en bons d'achat, à dépenser dans les hébergements et des restaurants. Le Japon compte pour sa part subventionner les vacances domestiques... Des idées à suivre ? Pas si simple, même s’il est toujours intéressant de s’inspirer des initiatives lancées à l’étranger. La France, elle, a déjà débloqué un joli pactole de 18 milliards d'euros* afin de soutenir les entreprises du secteur, et compte renforcer le levier des chèques-vacances.
Mais sans bourse délier cette fois, notre gouvernement pourrait indirectement aider les Français comme les étrangers à préparer leurs vacances en France. Et soutenir par la même occasion les pros du voyage, pour sauver une partie de l'été. Comment remplir ce double objectif ? En donnant de la visibilité, en diffusant au plus vite des calendriers. Nous sommes presque début juin, et nous ne savons toujours pas : si nous pourrons dépasser les 100km, si les musées qui nous intéressent seront ouverts, si la quarantaine sera assouplie pour les DOM-TOM. Nous ignorons quand les campings rouvriront, si les piscines seront accessibles dans des conditions acceptables. Les pros n'ont pas d'informations sur des protocoles sanitaires, toujours en attente de validation (celui d'Accor notamment). Quant à pouvoir partir à l'étranger, il faudra attendre, a prévenu la ministre de la Transition écologique et solidaire Élisabeth Borne... Le gouvernement incite à des vacances bleu-blanc-rouge, ce qui compensera (en partie) l'absence ou la faible présence des visiteurs étrangers. Sachant que l'été, plus de la moitié de nos compatriotes restent traditionnellement dans notre joli pays. Et en 2020, plus que les années passées, ce sera dans la famille et chez les amis.

