Bon décollage pour la base régionale d’Air France à Marseille
Cinq semaines après son ouverture, la première base régionale d’Air France rôde son organisation pour faire de cette expérience un succès auprès de ses salariés et de ses clients.
L’Airbus A 319 vient d’atterrir sur le tarmac phocéen. Entre le débarquement des passagers et des bagages, le ménage à bord, le plein d’essence, le catering, l’embarquement des nouveaux passagers et de leurs valises, il se passera au maximum trente minutes (trente cinq dans le cas d’un Airbus A 320). Ce miracle organisationnel est la condition essentielle pour que la première expérience de base régionale d’Air France fonctionne.
Opérationnelle depuis le 2 novembre 2011 sur l’aéroport Marseille Provence cette base propose désormais trente vols en court et moyen courrier dont treize nouvelles destinations. Son installation a demandé de tout repenser et les réglages continuent. Reste que la base régionale semble donner toute satisfaction. D’abord au personnel : « Entre la salle de briefing et l’avion, nous n’avons qu’à parcourir quarante mètres. Huit avions sont à moins de deux minutes ! » se félicite Laurent Lamulle, chef PNT de la base de Marseille. Même sentiment mêlé de qualité de vie et de qualité de travail pour son alter ego François Calmels, chef PNC : « Créer une base en province est unique en métropole. Ceci nous permet une plus grande proximité avec les autres métiers. Nous travaillons avec eux au quotidien de façon plus étroite. » Pour Hugues Heddebault, directeur régional Méditerranée, « nous travaillons finalement ici comme si nous étions une petite compagnie aérienne. Ce n’est pas l’indépendance mais c’est l’autonomie ! »
SATISFACTION DU POINT DE VUE OPÉRATIONNEL
En tout, ils sont 306 à avoir choisi ce nouveau challenge : 216 PNC (dont 56 chefs de cabine) et 90 pilotes (46 commandants de bord et 44 officiers pilote). Le recrutement a débuté pour trouver les trente pilotes et quarante PNC pour « alimenter » le 11e avion (voir encadré). Satisfaction également du point de vue opérationnel après cinq semaines d’exploitation. « 74 % du programme d’effectif nous permet d’assumer tout le programme radial (hors desserte de Paris) » commente Thierry Brunel, chef d’escale à Marseille. La ponctualité absolue oscille entre 65 et 70 % (moins de 2 mn de retard) et la ponctualité client (moins de 15 mn) atteint les 94 %. Quant au taux de régularité du programme il s’établit à 99,6 %.
« La base de Marseille est un labo. Mais elle doit être un labo que jusqu’à un certain point ! Il faut que ça devienne une référence» souligne Hugues Heddebault. L’expérience marseillaise permettra de bâtir les modèles des trois futures bases régionales qui s’implanteront au printemps (Nice et Toulouse) et en été (Bordeaux).
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